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A la une / Actualité

Les oncologues et LES hématologues dénoncent

Les nouveaux traitements bloqués depuis six ans

La prise en charge correcte des patients requiert des moyens importants. ©Archives Liberté

Le gouvernement a pourtant assuré que le secteur de la santé ne subit pas de coupes budgétaires.

Les traitements innovants sont bloqués, à la phase de l’enregistrement, par la tutelle, depuis six ans, ont affirmé des oncologues et des hématologues, en marge du sommet d’oncologie qui s’est tenu, vendredi, à l’hôtel Sheraton.
Ils supposent que la contrainte financière rend inaccessibles ces innovations aux patients algériens. Pourtant, le gouvernement a assuré, à maintes reprises, que le secteur de la santé ne subit pas de coupes budgétaires.
Une conférence de presse a été animée vendredi en fin de journée, conjointement, par le professeur Abad, hématologue, le professeur Terki, anapath, le professeur Bouzid, chef de service d’oncologie médicale au CPMC et Amine Sekhri, manager de Roche Algérie.
Le professeur Kamel Bouzid a commencé par   dresser un bilan globalement positif du plan cancer I. “La première qualité du plan cancer, est d’exister. Son impact sur le terrain est indéniable. Il y a aussi une prise de conscience sur une action pluridisciplinaire pour atteindre l’objectif de réduire l’incidence des cancers”, a-t-il longuement disserté. Il a précisé que le plan cancer II (2020-2024) est en cours d’élaboration.
Ces arguments se fissuraient, toutefois, au fur et à mesure que les journalistes posaient des questions sur la réalité des hôpitaux. Les professeurs Bouzid et Abad ont défendu les praticiens de la santé, les qualifiant de boucs émissaires. “Je concède que la prise en charge dans les hôpitaux est loin d’être idéale. Les patients souffrent de l’errance médicale et de la déshumanisation. Ce n’est pas une raison de jeter le personnel médical et paramédical en pâture”, a lancé le Pr Kamel Bouzid. “La prise en charge médicale, c’est un système de santé. Il faut trouver les dysfonctionnements”, a renchéri le Pr Abad. La parenthèse est fermée sur un malaise. Les conférenciers ont ensuite abordé la problématique des innovations thérapeutiques dont sont privés les Algériens. “Les nouveaux traitements, dont l’efficacité est connue et reconnue, sont bloqués depuis six ans”, affirme le président de la Société algérienne d’oncologie médicale (SAOM). “Nous supposons que c’est à cause d’une contrainte budgétaire. C’est là une contradiction avec les discours officiels. Aussi bien l’actuel Premier ministre que ses prédécesseurs assurent que les budgets de la Santé et de l’Éducation nationale ne subiront pas de coupes”, a-t-il poursuivi. Le patron de Roche Algérie est intervenu pour attester que le groupe pharmaceutique suisse s’échine à rendre accessibles ses innovations thérapeutiques aux Algériens. “Nous sommes sensibles au paramètre prix. Nous discutons avec les autorités sanitaires pour arriver à ce que les patients algériens soient traités aux standards internationaux”, a-t-il soutenu en précisant que les laboratoires Roche ont baissé les prix des médicaments déjà enregistrés et donc introduits sur le marché national. Le Pr Abad a soutenu que les essais cliniques sont d’un apport considérable dans la prise en charge médicale. “Le médicament est fourni gratuitement par le groupe pharmaceutique qui le développe. Malheureusement, les malades, qui ont bénéficié des essais cliniques, n’ont pas eu par la suite gratuitement le reste du traitement (sur instruction de la tutelle, ndlr) pour des raisons que nous ne connaissons pas”, a-t-il regretté.

N. H.

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Commentaires
1 réactions
Brahms le 01/10/2017 à 12h25

Les citoyens sont malades parce qu'ils ont des petits salaires ou des petites retraites si bien qu'avec le coût de la vie, ils ne peuvent pas se nourrir correctement. Certains sautent des repas pour économiser ou par manque d'argent ou bien les repas sont très peu complet pour garder une très bonne santé. A la fin, c'est l'Etat qui paie la facture par + d'importations de médicaments se chiffrant en milliards de dollars et faisant le bonheur des industries pharmaceutiques étrangères.

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