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Les raisons de la montée en puissance de Saipem et d’Orascom

Saipem et Orascom sont cités dans l’affaire Sonatrach 2. La première firme est italienne. Elle est la filiale du groupe italien Eni et se trouve ciblée dans le mandat d’arrêt international lancé contre neuf personnes dont l’ex-ministre de l’Énergie en tant que personne morale.
Spécialisée dans les services pétroliers, elle est au cœur du scandale de corruption. En effet, elle a connu une ascension étonnante en Algérie en 2007 et 2008. En peu de temps, elle rafle les plus grands marchés et devient le numéro 1 des services pétroliers ; détrônant Halliburton, KBR et Petrofac connus comme leaders en Algérie au cours de la première moitié des années 2000. Au total, Saipem décroche plus de 8 milliards de dollars de contrat.
Parmi les plus importants, citons la réalisation du complexe de GNL d’Arzew, du gazoduc Hassi-R’mel-Skikda-El-Kala. À propos de ce dernier projet, “le coût du kilomètre de pipe est le plus cher au monde”, avertissait un spécialiste du transport par canalisations. Tout cela n’aurait pu s’obtenir sans l’appui de l’ex-ministre de l’Énergie, Chakib Khelil. Aujourd’hui, on sait que cette montée en puissance de Saipem en Algérie est due au facteur corruption si l’on s’en tient aux résultats des investigations des parquets de Milan et d’Alger. Saipem aurait versé 173 millions de dollars de pots-de-vin pour décrocher ces contrats.
Quant à la filiale du groupe égyptien, Orascom Holding en l’occurrence, Orascom Industrie, également mise en cause dans l’affaire Sonatrach 2, on lui reproche d’avoir bénéficié de termes de contrats très favorables s’agissant  de l’arrangement portant réalisation et exploitation du complexe d’ammoniac et d’urée d’Arzew. Plusieurs spécialistes ont déjà alerté l’opinion publique sur le prix du gaz cédé et qui a été fixé dans le contrat à 0,50 dollar le million de BTU. Ce qu’ils considèrent comme un véritable bradage du gaz algérien. Orascom décroche également d’autres marchés importants de Sonatrach.
Là aussi, sans l’appui de Chakib Khelil et du clan présidentiel, Orascom n’aurait pas percé sur le marché algérien.
Des présomptions de corruption pèsent sur ces contrats selon la justice algérienne. On voit, à travers ces rebondissements, dans l’affaire Sonatrach la défaillance des instruments de contrôle. Comment tout cela a-t-il pu se passer alors que Sonatrach disposait de plusieurs organes de gestion habilités à stopper ces dérives dont le conseil d’administration, l’assemblée générale et la direction audit. Conséquence de ces failles, Sonatrach est aujourd’hui traînée dans la boue.

K. R