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Marche des avocats à l’occasion du 10 décembre à Tizi Ouzou

Les robes noires appellent au respect de la volonté du peuple


Des centaines d’avocats ont manifesté hier à Tizi Ouzou, à l’appel lancé par leur Conseil de l’ordre local, pour réaffirmer leur rejet de l’élection présidentielle à 48 heures de sa tenue. 

Cette marche, organisée à l’occasion de la célébration du 71e anniversaire de la proclamation de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, coïncidant avec le 10 décembre de chaque année, a débuté par un rassemblement devant la Cour de justice, avant de s’ébranler, peu après, en direction du centre-ville, en sillonnant plusieurs artères principales, dont la rue de la Paix et l’avenue Abane-Ramdane, pour enfin reprendre le chemin inverse.   

Les avocats n’ont pas cessé, tout au long de la manifestation, d’exprimer leur refus d’une mascarade électorale qui ne vise qu’à sauver un régime rejeté et désavoué, comme l’indiquaient d’ailleurs les nombreuses pancartes brandies par les manifestants. Sur ces dernières, on pouvait lire : “Nous refusons la présidentielle de la honte”, “Non à la mascarade et au coup de force électoral”, “Non à l’élection présidentielle suicidaire”, “Non à la mascarade électorale” et “Le simulacre du 12 décembre : une tentative de hold-up avec prise d’otages”. 

D’autres pancartes, appelant à la libération des détenus d’opinion, ont été également brandies.  “Libérez les détenus, libérez les otages” et 
“Toute personne a le droit à la liberté de réunion et d’association pacifique”. Des revendications exprimées également de vive voix par les avocats.  Interrogé durant la marche, le bâtonnier, Me Brahimi Salah, a salué la mobilisation des avocats à l’occasion de cette journée coïncidant avec la proclamation de la Déclaration universelle des droits de l’Homme. “Nous sommes sortis soutenir le mouvement citoyen et demander la libération des détenus d’opinion qui sont des otages aux mains du pouvoir”, a-t-il déclaré.

“Nous sommes fidèles au peuple algérien et revendiquons le départ du système et de tous ceux qui ont contribué à la faillite de notre Algérie”, a renchéri Me Brahimi, qui a conclu par un appel “au respect du peuple algérien qui ne cherche qu’à vivre en toute dignité” et “à une élection libre et démocratique, non à cette mascarade du 12 décembre”. 

Les avocats comptent revenir à la charge aujourd’hui à travers un rassemblement devant la Cour de Tizi Ouzou pour exprimer leur “engagement dans la révolution citoyenne” .  

 


K. Tighilt



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