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Dans le prolongement de l’appel à Bouteflika à renoncer au 5e mandat

Naissance du mouvement “Mouwatana”

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika. © Yahia/Archives Liberté

“L’élection présidentielle de 2019, bien que cruciale, ne peut être qu’une étape”, soulignent les initiateurs du mouvement.

Revigorés sans doute par l’écho de leur initiative, l’appel au président de la République pour renoncer au cinquième mandat, les 14 cosignataires de l’appel, essentiellement des figures de l’opposition et de la société civile, ont décidé de se doter d’un espace de concertation et d’initiatives pratiques.
Dénommé “citoyenneté-démocratie” (Mouwatana), cet espace mis en place à l’issue d’une réunion tenue au siège de Jil Jadid, à Alger, le 6 juin dernier, vise à “contribuer au véritable changement dont a besoin le pays”, selon un communiqué publié hier par ses signataires. “L’objectif étant de rassembler le maximum d’Algériens pour hâter le départ de ce régime et préparer les véritables conditions d’une transition pacifique”, souligne ce texte signé par, entre autres, l’avocat Me Salah Dabouz, l’économiste Ali Benouari, le journaliste Saâd Bouokba, Amira Bouraoui, Soufiane Djilali, Zoubida Assoul et Ahmed Benbitour. Selon eux, le départ de Bouteflika, comme réclamé dans l’appel — mais qui n’a pas reçu de réponse jusqu’à l’heure, tout comme d’ailleurs la demande d’audience du groupe des “19” en novembre 2016, faut-il sans doute le rappeler —, ne signifie pas un changement de système de gouvernance. “L’Algérie a besoin de réformes politiques et institutionnelles de grande ampleur. Cette tâche ne peut être menée que par un mouvement transpartisan, soutenu par une grande partie de la population, et ayant des objectifs clairs”, souligne le communiqué. “Dans cette optique, l’élection présidentielle de 2019, bien que cruciale, ne peut être qu’une étape. C’est à l’issue de cette épreuve que s’établiront les nouveaux rapports de force qui pèseront sur l’avenir du pays.”

“Fuite en avant diplomatique”
S’ils observent le mutisme des autorités face à leur récente initiative, les signataires n’en tirent pas moins quelque satisfaction au regard de l’écho qu’elle a eu auprès de l’opinion nationale et internationale, selon eux. “Comme attendu, aucune réaction officielle n’a été enregistrée en réponse à notre démarche.” Cependant, pour éviter l’effet “boule de neige”, le pouvoir a pratiqué la politique de la fuite en avant diplomatique face à une initiative connexe. Les signataires ont décidé de se doter d’une instance de coordination, appelée à être élargie, et dont le rôle de porte-parole est confié à la présidente du l’Union pour le changement et le progrès (UCP), Zoubida Assoul. Ses objectifs : “faire un diagnostic précis de la situation du pays”, “élaborer un programme commun pour les réformes politiques, y compris la préparation d’un projet de Constitution-modèle”, “établir un plan de sortie de crise avec un échéancier”, “prendre de nouvelles initiatives en vue de  maintenir la pression contre le 5e mandat” et, enfin, “mettre en place une charte éthique et des règles de fonctionnement pour ouvrir ‘Mouwatana’ aux citoyens”.


Karim K.

 


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Commentaires
1 réactions
yanis le 11/06/2018 à 14h10

"pour ouvrir ‘Mouwatana’ aux citoyens”." ???

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