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A la une / Actualité

Elles narrent une partie de l’histoire algéro-palestinienne

Parution des mémoires de Mahmoud Latrèche

© D. R.

L’historien palestinien, Maher El-Charif, vient de publier aux éditions de l'Institut des études palestiniennes (IEP), à Beyrouth, une partie des mémoires du regretté Mahmoud Latrèche, communiste algérien militant au Moyen-Orient et en Algérie.
Dans Chemin de la lutte en Palestine et en Orient arabe : mémoires du leader communiste Mahmoud Latrèche le Maghrébin (1903- 1939), le spécialiste de la pensée arabe contemporaine et membre du Conseil scientifique de l'IEP revisite le parcours de ce “monument du mouvement ouvrier et communiste international” de 1903 — année qui a vu Latrèche naître à El-Qods, en Palestine, dans une famille algérienne ayant fui la colonisation française — à son retour dans son pays d’origine à l’âge de 36 ans.
Sur les 372 pages, l’auteur y raconte la prise de conscience politique de cet Algérien et les nombreuses actions qu’il a menées avec d’autres militants arabes. En fait, l’histoire de la gauche, notamment du mouvement communiste en Orient arabe, de ses luttes initiées en Palestine, au Liban et en Syrie, se mêle à celle du militant algérien, nommé membre du Comité exécutif de la IIIe Internationale communiste en 1935. L’ouvrage réalisé par El-Charif, ex-chercheur à l'Institut français du Proche-Orient et membre du Parti du peuple palestinien (PPP), s’achève avec le chapitre consacré aux derniers jours de Mahmoud Latrèche à Moscou, qui ont précédé son voyage vers l’Algérie.
Maher El-Charif, qui compte à son actuel plusieurs ouvrages et études, dont l’étude consacrée à la compréhension du “conflit arabo-israélien” (2005), a, pour rappel, interviewé Mahmoud Latrèche de son vivant, à Alger, en 1976. Dans la postface du livre, il est question de “véracité des mémoires dans l'écriture de l'histoire”, un thème qui tient à cœur à l’historien, puisque ce dernier a déjà développé ce sujet, il y a des années, lors d’un colloque, en s’appuyant sur le parcours de militants communistes, dont Mahmoud Latrèche. Maher El-Charif n’est pas le seul à s’intéresser à Latrèche, cet ancien membre du bureau politique du PC palestinien, puis du BP du PC syro-libanais, arrêté dans les années 1930 par les autorités britanniques de Palestine, ensuite par les autorités françaises, à Damas. Plus tard, Latrèche a même été arrêté en France, en 1938, lors de son déplacement à Paris. Des historiens autres qu’El-Charif ont essayé de retracer son parcours, à l’exemple de Jacques Couland, spécialiste du Maghreb et du Moyen-Orient, et de l’historien marxiste Abderrahim Taleb Bendiab, auteur de Chronologie des faits et mouvements sociaux et politiques en Algérie. C’est ainsi qu’on apprendra que Latrèche, une fois rentré au pays, a été arrêté et sera de nouveau arrêté, pendant la guerre de Libération nationale. En février 1981, il décède à l’âge de 78 ans et sera enterré au cimetière d’El-Kettar, à Alger, dans la même tombe que son épouse, la martyre et poétesse kabyle, Dahboucha Hadj Ali.


H.A.


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1 réactions
no passaran le 25/08/2015 à 8h32

merci pour cet article qui hélas ne semble pas intéresser vos lecteurs vu le nombre ridicule de lecteurs. Hélas on oublie que la présence des Algériens remonte aux croisades quand les Maghrébins ont répondu à l'appel pour la libération de Jérusalem sous la direction de Salah Edine. Depuis il y a dans cette ville la Porte dite des Maghrébins.

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