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Actualité Jeudi, 16 Août 2012 09:50 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

Vacances, Ramadhan, Aïd El-Fitr et rentrée scolaire

Pas de répit pour les ménages

Par : Malika Ben

Les chefs de famille ne savent plus où donner de la tête. Ils finissent à peine de débourser leurs salaires à la faveur des préparatifs d’une occasion donnée qu’une autre pointe son nez avec son lot d’obligations encore plus onéreuses.

Pour leur malheur, la saignée se poursuivra encore tant que les grandes vacances, mois de Ramadhan, fête de L’Aïd et la rentrée scolaire se suivent. L’absence de transition entre ces différentes occasions ruine les ménages qui disent n’avoir d’autres choix que de casser leur tirelire pour faire comme tout le monde et ne pas priver les enfants. La tradition veut justement que la journée de l’Aïd soit celle où les enfants jouent les mannequins en se parant de leurs plus beaux habits.
Fini le temps où les enfants attendent sagement à la maison l’arrivée de leur père, les bras chargés des vêtements qu’ils porteront le jour de la fête. A l’époque, rien que la vue des habits tout neufs, faisait sauter de joie les filles et les garçons, et ce, quel que soit le contenu du tant attendu sachet surprise tendu par le papa. Mais de nos jours,  les goûts et les couleurs ont complètement changé.
Les enfants sont tellement exigeants que les parents sont contraints de faire trente-six mille magasins des jours durant pour trouver la tenue exigée. C’est au milieu du mois du Ramadhan que les achats et autres préparatifs de l’Aïd débutent. Le shopping se fait au courant de la journée et se poursuit après le f’tour. Mais c’est surtout dans la soirée que les familles sont beaucoup plus à l’aise pour faire la tournée des magasins en trimbalant leurs enfants qui, excités à l’idée de s’offrir les habits de leurs choix, forcent un peu sur leurs caprices. Le shopping devient un véritable calvaire pour les parents qui sont obligés de subir également le diktat des commerçants qui profitent de ce genre de périodes pour renflouer leurs caisses.

Du centre commercial de  Bab Ezzouar aux… trottoirs !
Les prix affichés par certains magasins donnent le tournis. “Je suis un simple fonctionnaire. C’est la somme que je débourse pour faire toutes les courses de la semaine en ignorant ce que je considère comme étant des extras. Cela représente le quart de mon salaire. C’est incroyable !” commente un père de famille en écarquillant des yeux lorsqu’une vendeuse lance à l’adresse de sa femme : “L’ensemble fait 7 500 DA”.
En réponse à ce salarié qui demande à sa famille de sortir du magasin Griffa de la Place Audin, la vendeuse tente une explication : “C’est un ensemble marin (short et polo) très à la mode et surtout d’origine. Vous n’avez qu’à voir». Et au client de répliquer : “Je vais plutôt voir avec mes trois filles s’il serait possible de n’offrir les vêtements de l’Aïd qu’à leur frère. à ce prix-là c’est la seule solution !” Et de lancer à sa famille : “Allons voir à la Place des Martyrs. Il y a plein de belles choses chez les jeunes”. 
Nous sortons du magasin vers un autre se trouvant à quelques mètres. Le lieu change, les articles proposés aussi. Mais les prix sont les mêmes. “Je ne peux pas me permettre de t’acheter cette chaussure à ce prix-là” (3 500 DA). Une maman tente de raisonner sa fille qui voulait à tout prix acheter une paire de ballerine de marque. La jeune adolescente fait la moue avant de quitter le magasin. “Pourquoi lui avez-vous permis de rentrer dans un tel magasin ? Tu ne connais pas les prix ?” lui reproche son accompagnatrice. “Si, j’avais mon idée mais d’après elle, tous les articles sont soldés voire bradés. Elle pensait même prendre deux paires de chaussures. Je ne m’attendais pas à ce prix pour des trucs soldés.” Et la même scène se répète sous nos yeux ! “Il faut payer le prix de la marque madame ! Ce n’est pas une chaussure qui arrive de Chine et dont vous vous débarrasserez dans quelques semaines” argue un vendeur presque en hurlant pour faire passer le message aux autres clients. Nous nous approchons d’une dame qui essayait une paire de chaussures à sa fille pour avoir son opinion sur les prix affichés. “C’est le prix de la qualité ! Je sais que c’est cher mais Dieu merci je peux me permettre d’en faire profiter mon unique fille” nous dit-elle. “Je crois  que si j’avais trois ou quatre enfants je ne serais pas là mais plutôt dans un marché ou un magasin bon marché.” Et c’est le cas de cette famille d’Aïn Naâdja qui, à chaque occasion, ne connaît qu’une seule et unique destination : le marché de Bachdjarah. “Nous commençons en général par une virée aux deux centres commerciaux où l’on trouve de beaux articles dont le prix est un peu élevé mais nous fermons les yeux pour que les deux grands enfants ne se sentent pas ridicules devant leurs copains. Mais j’avoue que les trois petits sont lésés. Je vois le prix et non la qualité du vêtement. Ça me fait de la peine mais je n’y peux rien j’essaye de gérer le maigre budget”. Une autre dame dira que “le fait de faire ses emplettes au niveau des marchés publics ou informels ne veut pas dire que nous n’y trouvons pas de belles choses. C’est ici que se font les véritables bonnes affaires surtout quand on n’est pas très regardant sur la qualité”. En fait, pendant toutes les occasions, c’est à chacun sa destination selon ses moyens. S’il est certain que les chefs de famille aiment pouvoir offrir à leurs progénitures des vêtements de marque, la profusion des points de vente bon marché offre à toutes les catégories sociales les moyens de faire plaisir à la famille.

Vous avez dit soldes ? Vous y croyez ?
Faire de bonnes affaires pendant la période des soldes est un sujet sur lequel les opinions divergent depuis que cette pratique a fait son apparition chez nous. Déjà il a fallu des années après la promulgation du décret n°6-215 du 18 juin 2006, fixant “les modalités de réalisation des ventes en soldes, des ventes promotionnelles, des ventes en liquidation de stocks, des ventes en magasins d’usines et des ventes au déballage” pour que certains commerçants osent s’y initier.
À vrai dire, c’est beaucoup plus l’arrivée de franchiseurs étrangers en Algérie qui a aidé  la culture du solde à faire son entrée dans la société. Il y a quelques années, seuls les magasins d’habillement de marque étrangère pratiquaient les soldes. Les commerçants algériens semblaient réticents et ne se sentaient pas du tout concernés par cette formule. C’est l’engouement des acheteurs, notamment les femmes, pour les boutiques affichant des soldes qui a encouragé certains vendeurs à se lancer dans cette pratique qui a lieu deux fois par an : soldes d’hiver au mois de janvier et ceux de l’été au mois de juillet. Autrement dit, la formule bat son plein en ce moment où la fièvre des achats de la fête de l’Aïd est à son plus haut degré.
Cependant, si certains acheteurs s’en frottent les mains et avouent faire de très bonnes affaires d’autres pensent qu’il s’agit de simple arnaque. “Je suis rentré avec des copains dans un magasin de marque qui a affiché des soldes allant jusqu’à 70%. J’ai choisi un jean en pensant que le prix ne saurait dépasser les deux mille dinars que j’avais dans ma poche. Surprise ! En demandant le prix à la caissière : 3 500 DA ! Je n’en revenais pas. Je me suis rendu ensuite au supermarché “Uno” et je me suis offert un jean à 1 600 DA. Voilà la bonne affaire”. Contrairement à ce jeune homme, des femmes et jeunes filles avouent faire des affaires durant les soldes : “Il ne s’agit point d’arnaque ! Du moins pour quelques enseignes étrangères où je fais mon shopping depuis au moins trois ans. Je vois les prix affichés avant les soldes et ceux proposés après et je vous assure que parfois la différence est énorme notamment pour ceux soldés à 50 et 70% voire plus”. Mais les consommateurs se rendent à cette évidence : que ce soit en soldes ou en nouvelles  collections, dans un magasin de marque ou au niveau d’un marché informel, le plus important est que chacun trouve son compte en attendant des jours meilleurs.


M B

 

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