Le ministre des Finances DJOUDI A ÉTÉ CATÉGORIQUE
Pas de retour au crédit à la consommation
Par : Nadia Mellal
Le rétablissement du crédit à la consommation “va concerner uniquement le financement de l'achat de produits nationaux et ne se fera pas avant la résolution du problème d'absence d'une centrale des risques”.
“Nous n'avons pas prévu une réintroduction du crédit à la consommation dans la LFC 2012”. C’est ce qu’a expliqué, jeudi, le ministre des Finances, Karim Djoudi, en marge de la clôture de la session d'automne du Conseil de la nation. “Le crédit à la consommation, supprimé par le gouvernement en 2009, n'est pas envisagé dans la loi de finances complémentaire (LFC) 2012 et celle-ci prendra en charge le relèvement du montant minimum de la pension de retraite à 15 000 DA et la revalorisation des pensions et allocations de retraite, décidés en décembre en Conseil des ministres” a précisé à ce propos le ministre.
Selon Djoudi, le rétablissement du crédit à la consommation “va concerner uniquement le financement de l'achat de produits nationaux, et ne se fera pas avant la résolution du problème d'absence d'une centrale des risques”, a précisé le ministre devant les journalistes l’interrogeant à ce propos. Plus précis, il indiquera que “la réintroduction du crédit à la consommation se fera au bénéfice de la production nationale après que le problème de la centrale des risques fut réglé”. Les arguments, à ce propos, du ministre s’expliquent par le fait que l'Algérie fait face aujourd'hui à deux problèmes : “l'emballement constaté sur les importations financées par les crédits à la consommation, notamment les véhicules et l'endettement des ménages avec l'absence d'une centrale des risques au niveau de la Banque d'Algérie pour centraliser ce risque”. “Si le crédit à la consommation doit être rétabli, une fois la centrale des risques opérationnelle, ce sera au profit de la production nationale” expliquera encore le membre du gouvernement pour se faire plus précis.
Toutefois, Djoudi notera que les crédits bancaires, notamment pour l'acquisition de voitures, pourraient être rétablis avec la concrétisation des projets de montage de voitures avec les constructeurs Renault. “Les crédits aux ménages n'ont pas été complètement supprimés puisque le financement bancaire pour l'acquisition de logements est toujours en vigueur”, a-t-il spécifié à ce propos. Interrogé, par ailleurs, à propos de l’évaluation de Djezzy, le ministre dira qu’il “devra s'achever dans les prochains jours”. “Dans quelque jours, nous aurons l'évaluation de la valeur d'OTA par notre cabinet et par la banque d'affaires de Djezzy. Des négociations seront engagées par la suite en vue de conclure un accord sur le montant de la transaction avant de poursuivre les modalités de la cession de Djezzy. Nous passerons par la suite à ce qu'on appelle le pacte d'actionnariat et le contrat de cession”, a précisé, à ce propos, Karim Djoudi, à la presse. Le ministre des Finances a noté l'intention de l'État algérien de devenir actionnaire majoritaire de cet opérateur de téléphonie mobile. “Nous souhaitons prendre la majorité de Djezzy” a-t-il fait observer.
Cette reprise sera effectuée conformément aux dispositions de la loi de finances complémentaire de 2009, relatives au droit de préemption.
N M
Commentaires
didi krimo 04-02-2012 21:32
nasreddine 04-02-2012 19:24
Zawali 04-02-2012 16:13
Il manquera toujours dix neuf pour faire vingt, pour ceux d'en bas.
Ceux d'en haut, à satiété.
CATEGORIQUE DANS LE PARTAGE DES RICHESSES.
Il ne faut pas privatiser Sonatrach !
Une intempérie de pétro-dollars. Pompez ! Le déluge n'est pas loin !
fatia 04-02-2012 16:12
Sirius 04-02-2012 14:33
agma 04-02-2012 11:54



