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Actualité Samedi, 07 Juillet 2012 09:50 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

Colloque international d’“El Watan” “50 ans après l’Indépendance : quel destin pour quelle Algérie”

Plongée dans l’histoire passée et présente de l’Algérie

Par : Karim Kebir

Replonger dans le projet d’occupation de l’Algérie, analyser la pensée colonialiste, disséquer la résistance algérienne, porter le regard sur les institutions politiques à l’Indépendance et mettre sous la loupe l’évolution de l’Algérie et s’interroger sur son devenir n’est sans doute pas une mince affaire.

Pourtant, c’est le défi que s’est lancé notre confrère El Watan en organisant un colloque international à Alger sous le titre : “Cinquante ans après l’Indépendance : quel destin pour quelle Algérie ?”. Durant trois jours, la pléiade d’historiens, de diverses nationalités et de diverses disciplines, invités, se pencheront sur tous les aspects inhérents à la colonisation, à la lutte du peuple algérien et au bilan de l’Indépendance. Intervenant jeudi, Osama Abi Mershed, d’origine libanaise, directeur du Centre des études arabes contemporaines et professeur associé à l’Université de George Town à Washington DC, sur le thème : “Colonialisme en douceur ? Les saint-simoniens en Algérie entre l’idéologie et la pratique”, a affirmé que la “plupart des Algériens n’étaient pas aptes à l’assimilation”, selon la pensée des saint-simoniens, du nom d’une doctrine à l’origine de la société industrielle en France, basée sur la gouvernance de l’élite. “La pensée (…) était que la majorité musulmane de l’Algérie n’était pas prête pour la civilisation, pas prête pour être assimilée à la France tant qu’elle restait moralement et culturellement inapte à la citoyenneté moderne”, a-t-il indiqué. Selon lui, “ils considéraient la restructuration de la société indigène peu plausible”. Comme panacée à la “colonisation douce”, ils préconisaient la création d’institutions qui ne sont ni musulmanes, ni françaises. Leur pensée reposait sur trois piliers : instruction publique, droit à la propriété et le statut juridique. Pour sa part, l’historien Mouloud Haddad, enseignant à l’Université Paris 8, s’est penché sur une question qui alimente encore de nos jours le débat : y a-t-il un caractère religieux dans la guerre de Libération ? Dans une conférence sous le titre : “Des imssebbelen kabyles au FLN. Islam, nationalisme et résistance en Algérie (XIXe - XXe siècles)”, Mouloud Haddad s’est étalé longuement sur la manière de recrutement des Imssebbelen, ces combattants volontaires, dans la Wilaya III historique (Kabylie) jusqu’à la formulation par le FLN en 1956 d’un contenu au jihad. “C’est la concentration des efforts jusqu’au martyr, dont l’acte ne contient aucune haine”, selon le FLN. Même si son intervention prête à débat, Mouloud Haddad énumère quelques critères imposés par la Tariqa Rahmania aux candidats au martyr (interdiction de divulguer le secret, respect du supérieur hiérarchique de l’islam et de la patrie, etc.), critères repris par le FLN. Grand connaisseur de l’Algérie, René Galissot, dans une conférence sur le “mouvement ouvrier” a rappelé que celui-ci a été à l’origine dans la formation de l’élite syndicale, laquelle a conduit par la suite la guerre et enfin à la direction du pays à l’Indépendance. M. Gallisot qui ne s’empêchait pas de faire quelquefois des digressions sur le système politique algérien a expliqué comment celui-ci a pu se maintenir jusqu’à aujourd’hui. En rappelant le fameux article 120 qui imposait à quiconque d’être structuré au FLN pour accéder aux postes de responsabilités, René Galissot, avec quelques anecdotes à l’appui, a été longuement applaudi. Le colloque sera clôturé aujourd’hui par Mohamed Harbi, “bilan de la colonisation et de l’Indépendance”.


K. K.

 
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