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les jours de l’Aïd

Près de 64 000 commerçants mobilisés

L’approvisionnement des ménages pendant les fêtes, un problème récurrent. © D.R.

Pour assurer la permanence durant les deux jours de la fête de l’Aïd el-Adha, prévue dimanche et lundi prochains, près de 64 000 commerçants, toutes activités confondues, seront mobilisés. Les listes ont été arrêtées d’un commun accord entre les collectivités locales et les directions du commerce au niveau de toutes les wilayas du pays. Le chiffre a été annoncé hier au cours d’une réunion qui a regroupé le ministre du Commerce avec les organisations professionnelles des commerçants, en l’occurrence l’Association nationale des commerçants et artisans algériens (Anca) et l’Union générale des commerçants et artisans algériens (Ugcaa). À travers tout le territoire national, la tutelle a jugé utile de réquisitionner quelque 5 700 boulangers, plus de 40 500 épiciers d’alimentation générale et des marchands de fruits et légumes. Le ministère du Commerce ne veut aucunement qu’il y ait pénurie de lait en sachet puisqu’il a contraint 150 laiteries à travailler pendant les deux jours de la fête. Pas moins de 284 minoteries et 40 usines d’eau minérale ont été instruites également pour ouvrir à la date fixée. Pour cette année, les marchés de gros seront, eux-aussi, de la partie puisque leurs représentants, présents à la rencontre d’hier, se sont engagés dans ce sens. Les gérants des grandes surfaces ont, en outre, affiché leur engagement pour ouvrir les jours de l’Aïd. Insistant pour que cette mobilisation soit respectée, le ministère a sélectionné 2 222 agents de contrôle afin de veiller au bon déroulement de cette opération. 

Ces contrôleurs sont chargés effectivement de vérifier si les commerçants concernés ont ouvert leurs locaux et de mentionner ceux qui n’auront pas respecté cette réquisition. La nouveauté pour cet événement est que le ministère propose une application sur smartphone permettant au consommateur d’identifier les adresses des commerçants de permanence par wilaya et commune. Ainsi, l’Anca appelle ses adhérents à être au rendez-vous afin d’exercer leurs différentes activités qui constituent en fait un service public. C’est le seul moyen d’éviter aussi les sanctions qui peuvent aller d’une amende de 30 000 à 200 000 DA avec possibilité de fermeture du local pendant 30 jours. 
Quant aux commerçants qui ne figurent pas sur la liste des permanences, ils sont tenus, selon les directives de la tutelle, d’ouvrir leurs magasins après l’Aïd. Reste à savoir si les commerçants appliqueront cette note quand on sait que les jours de fête, les villes algériennes sont traditionnellement des villes mortes. Rien ne peut attirer les citoyens dans ces endroits où la plupart des boutiques ont baissé rideau. 
Dans la pratique, le nombre de commerçants, qui répondent à cet appel, est loin d’égaler celui arrêté par la tutelle. Les chiffres officiels parlent à chaque fois d’un taux de suivi se situant entre 98 et 100% à l’échelle nationale. Or, la réalité du terrain est tout autre. Il faut dire que les ménages, pour ne pas vivre de telles situations, prennent leurs dispositions en faisant leurs achats la veille ou deux jours avant l’annonce de la fête. Une frénésie justifiée, étant donné l’attitude de certains commerçants qui, censés assurer un service public à la base, refusent de travailler les jours de fête.
 

B. K.



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