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Objet d’un conseil restreint présidé par Bouteflika hier

Révision de la Constitution : la dernière ligne droite

Réunion hier d’un conseil restreint présidé par le chef de l’État, M. Abdelaziz Bouteflika. © APS

D’autres rencontres seront consacrées à la finalisation de l’avant-projet de révision de la Constitution, a annoncé la présidence de la République.  

La révision de la Constitution, la seule grande réforme politique dans le long chapelet des promesses d’avril 2011 que le chef de l’État a tardé à concrétiser, semble être un chantier véritablement en voie de parachèvement. L’avant-projet de révision de la loi fondamentale, dont les grandes lignes ont été officiellement dévoilées à l’occasion du 61e anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération nationale, a fait l’objet, hier, d’un conseil restreint présidé par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Le conseil en question a réuni, a indiqué un communiqué de la présidence de la République, répercuté par l’APS, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, le ministre d’État, directeur de cabinet de la présidence de la République, Ahmed Ouyahia, le ministre d’État, conseiller spécial auprès du président de la République, Tayeb Belaïz, le vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, Ahmed Gaïd Salah, le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh, et Boualem Bessaieh, conseiller auprès du président de la République. La même source a annoncé la tenue “d’autres rencontres qui seront consacrées à la finalisation de cet avant-projet sous la direction du chef de l’État”. À la veille du 1er Novembre dernier, dans son message écrit à la nation, le président de la République avait, rappelons-le, consacré un long chapitre à la révision de la Constitution, un projet qui commençait à prendre les allures de l’Arlésienne tant il tardait à voir le jour alors qu’il ne manquait pas de faire répétitivement l’objet d’annonces par des sources et canaux divers. Le chef de l’État avait alors, pour la première fois, livré des indications officielles sur la teneur de la révision qu’il projetait, tout en indiquant que le projet sera “bientôt rendu public”. Le président Bouteflika avait indiqué notamment que les amendements, qui seraient apportés à la loi fondamentale, concerneront la consolidation de l’unité nationale autour de notre histoire, de notre identité et de nos valeurs spirituelles et civilisationnelles, l’approfondissement de la séparation et de la complémentarité des pouvoirs, avec la dotation de l’opposition parlementaire de moyens d’assumer un rôle plus actif, y compris la saisine du Conseil constitutionnel, ainsi que la mise en place d’un mécanisme indépendant de surveillance des élections. “J’espère que cette révision constitutionnelle contribuera à l’affirmation d’une démocratie plus apaisée dans tous les domaines, ainsi qu’à davantage d’épanouissement des énergies des acteurs politiques, économiques et sociaux du pays, au service des intérêts de notre peuple, le peuple qui est la source exclusive de la démocratie et de la légitimité, le peuple qui est le seul arbitre souverain de l’alternance au pouvoir”, avait encore souligné Bouteflika dans son message. Un message diversement apprécié par la classe politique. L’opposition, qui a boudé les deux rounds de consultation autour de la révision de la Constitution, s’était déclarée sceptique quant à la nature véritable de la révision promise. Elle s’est gardée, en tout cas, d’interpréter l’annonce de mécanisme de surveillance des élections comme une prise en charge de l’une de ses revendications phares, à savoir la mise en place d’une instance indépendante de surveillance des élections. Évidemment, les partis proches du pouvoir y ont applaudi, ne pouvant s’illustrer que dans l’adhésion au projet tel que validé par Bouteflika. Ces derniers, contrairement d’ailleurs à l’opposition, n’ont pas de préférence quant aux modalités de cette révision constitutionnelle, conférence parlementaire ou voie référendaire. L’opposition serait plutôt favorable au référendum.


S.A.I.



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1 réactions
népourêtrelibre le 15/12/2015 à 15h14

En tant que Kabylo-Canadien, je ne voudrai pas qu'un groupe de personnes décide pour moi surtout quand il est illégitime... Et puis, dans un état de droit logiquement parlant ne faudrait pas qu'on associe la religion, le militaire ou autres en politique, économique, social et culturel, etc... Par exemple, en France, lorsqu'il y a conseil des ministres on voit jamais de militaire. Un ministre de la défense en civil, pas de ministre religieux. Bouteflika n'a jamais été à la hauteur surtout malade!

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