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Alors que le parlement est convoqué pour demain

Révision de la Constitution : Le vote dimanche

Le Parlement sera en session ouverte du 3 au 7 février. ©Ryad Kramdi/Archives Liberté

Le vote des projets de révision de la Constitution, en 2002 et en 2008, a eu lieu le jour pour lequel la conférence parlementaire idoine a été convoquée par décret présidentiel, sans extrapolation dans le temps.  

C’est finalement dimanche 7 et non mercredi 3 février, comme d’aucuns l’avaient certainement retenu après la publication du décret présidentiel portant convocation de la conférence parlementaire, que le projet de révision de la Constitution sera soumis au vote des deux chambres du Parlement réunies, a-t-on appris, hier, de bonne source gouvernementale. Mercredi, il sera tout juste procédé, précise notre source, à l’installation de la commission paritaire élargie, composée de 30 députés et de 30 sénateurs, et présidée par le doyen des parlementaires des deux chambres, en l’occurrence l’ancien ministre de la Solidarité nationale, Djamel Ould Abbas.
La cérémonie d’installation de cette commission aura lieu au palais des Nations, à Club-des-Pins, dans la banlieue ouest d’Alger. Un rapporteur de la commission sera désigné. C’est ce dernier qui aura à donner lecture dimanche, devant la conférence parlementaire, au rapport préliminaire que la commission aura, entre-temps, préparé. La commission aura également à élaborer un projet de règlement intérieur de la session. C’est tout ce travail-là qui a dicté le décalage du vote. Un décalage néanmoins surprenant, tant est que les deux précédentes révisions de la Constitution, celle du 8 avril 2002 ayant notamment permis l’adoption du statut de langue nationale pour la langue amazighe et celle du 13 novembre 2008 ayant consacré la non-limitation des mandats présidentiels successifs, n’avaient pas connu un étalage de session dans le temps.
Un étalage qui, à l’évidence, est dû à une précipitation dans la convocation de la conférence parlementaire, laquelle n’a pas laissé suffisamment de marge à la préparation du rendez-vous. En effet, entre samedi, où le président de la République a pris le décret portant convocation de la conférence parlementaire, et mercredi, date à laquelle cette dernière devait s’ouvrir, soit juste trois jours d’intervalle, il aura fallu pourvoir aux postes vacants au niveau du Sénat, y installer les commissions permanentes et, du côté de l’Exécutif, que le Premier ministre Abdelmalek Sellal, à qui il échoit de présenter le projet de loi sur la révision de la Constitution devant le Parlement réuni en ses deux chambres à la place du chef de l’État, participe au 26e sommet de l’UA dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba.
Ce n’est qu’hier que la chambre haute du Parlement a procédé à l’installation des 8 nouveaux sénateurs du tiers présidentiel, parmi lesquels on note la présence de Ouisa Ighilahriz, Miloud Chorfi, Hmarnia Mohamed Tayeb et Leïla Brahimi. Et ce n’est qu’hier après-midi que le Premier ministre a pu se réunir avec les présidents des deux chambres du Parlement pour mettre au point les réglages techniques relatifs à la conférence parlementaire. Tout un travail en  amont qui devait être fait suffisamment, mais qui ne l’a pas été faute de temps. D’où le cafouillage qui entoure la date du vote du projet de révision de la Constitution.
Un cafouillage, sinon une approximation qui rappelle le fameux  remaniement ministériel en deux temps, l’intercalaire à la paternité douteuse dans l’un des  discours présidentiels. Des faits et des situations qui ont fait réagir des personnalités jadis proches du chef de l’État. Des personnalités, le groupe des “19” en fait, qui ont cru de leur devoir de demander audience à leur ami chef de l’État pour s’assurer que c’est bien lui qui gouverne.

Sofiane Aït Iflis


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1 réactions
népourêtrelibre le 02/02/2016 à 16h07

En regardant une émission hier soir TV5 QUÉBEC sur l'histoire de la 1ère et la 2ième guerre mondiale... Ceci dit, j'Ai retenu cette déclaration du Gl de Gaulle après la libération de Paris que je voudrais l'appliquer pourquoi pas à notre capitale Alger militarisé, déboussolé, vagabondé, muselé, dépiécé, démantelé, vandalisé, décapité martyrisé, chamboulé, recroquevillé, déstabilisé, outragé, banditisé, terrorisé, éventré, islamisé, appauvrisé, militarisé, centralisé, intronisé...

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