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Actualité Samedi, 10 Mars 2012 10:00 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

Il l’a annoncé hier à l’ouverture du IVe congrès de son parti

Saïd Sadi se retire de la présidence du RCD

Par : Arab Chih

“Il y a autant de Saïd Sadi qu’il y a de militants. C’est parce que des générations ont étouffé d’autres générations que l’Algérie est aujourd’hui dans une impasse historique”, a-t-il déclaré devant les congressistes.

Après vingt-trois ans passés à la tête du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Saïd Sadi a décidé de céder la présidence de son parti à la jeune garde.
À l’ouverture, hier à la coupole Mohamed-Boudiaf (Alger), du IVe congrès de sa formation, le Dr Sadi a fait part aux congressistes de sa décision de ne pas rempiler.
“Avec une conscience sereine et une pleine confiance en l’avenir, je vous annonce ma décision de ne pas me représenter au poste de président du RCD. J’ai longuement réfléchi (…), il est temps que les compétences formées dans et par le parti s’expriment et s’accomplissent”, annonce-t-il. “Il va de soi que je resterai militant car j’estime que l’on n’a pas le droit de revendiquer la liberté et la justice et s’exonérer d’un engagement personnel dans les luttes qui se mènent pour la démocratie”, poursuit-il. Surpris par cette sortie, les 2 220 congressistes, venus des quatre coins du pays mais aussi de l’étranger, émettent de vives et énergiques protestations pour le faire revenir sur sa résolution. Il a fallu à Sadi qu’il hausse un peu le ton pour mettre le holà à ce concert de véhémences.    “Il y a autant de Saïd Sadi qu’il y a de militants. C’est parce que des générations ont étouffé d’autres générations que l’Algérie est aujourd’hui dans une impasse historique”, s’est-il écrié non sans préciser que les critiques de ses pourfendeurs qui lui reprochent sa longévité à la tête du parti n’ont pas du tout pesé dans sa décision. Sa conviction est que le moment est venu de “laisser la place aux jeunes”. “Je pense sincèrement que désormais, il faut que les jeunes cadres du parti, qui représentent déjà l’essentiel de la direction, assument leurs pleines responsabilités dans les nouvelles étapes qui attendent le pays”, explique encore Saïd Sadi. “Je sais ce qu’il y a dans le parti”, rassure-t-il, mais il préconise aussi de “fédérer d’autres énergies”.
Dénonçant la gestion des affaires du pays, Saïd Sadi s’est attaqué au système et au DRS.
“Devant un climat pré-insurrectionnel national et un bouleversement régional annonciateur d’une nouvelle reconfiguration historique des modes de gouvernance dans le sud, le régime en place prend toujours en otage le destin algérien depuis cette fatidique année de 1957”, dénonce-t-il, avant d’ajouter : “les choix criminels, qui ont été faits depuis 1962, n’ont pas seulement dénaturé une belle épopée engagée par les femmes et les hommes de notre pays pour la liberté, la modernité et l’universalité, ils n’ont pas seulement avili une nation promise à toutes les espérances sur la scène internationale, ils ont engagé notre peuple dans le pire des chemins : celui de la désespérance.”
Sur la question islamiste, Saïd Sadi estime que c’est le système FLN qui a retenu l’islamo-populisme comme “antidote de l’État démocratique et social qui avait nourri le réveil algérien du XXe siècle”. “Que peut-il se passer concrètement aujourd’hui si un parti islamiste venait à être majoritaire à l’assemblée ? Il chômerait, son programme étant appliqué depuis longtemps”, ironise-t-il. À la fin du discours, beaucoup de militantes et militants se sont fondus en larmes. Mais ils étaient réconfortés par les interventions des invités du congrès qui ont tous salué la décision historique de Sadi.
Sid-Ahmed Ghozali a qualifié celle-ci d’“éminemment politique”, estimant qu’elle n’a rien d’un renoncement. Très émouvante, l’intervention d’un représentant du Conseil national syrien a été souvent entrecoupée par des “Sourya hourra democratia” (Syrie libre et démocratique) entonnés par les congressistes. Saluant la décision de Saïd Sadi, il a exhorté les militants du RCD à ne pas faire pression sur lui pour lui faire changer d’avis. “La jeunesse doit être aux commandes. Si nous avions attendu à ce que notre génération réagisse, on aurait subi le régime d’al-Assad pendant 50 autres années.”
Ce retrait d’un chef charismatique de la présidence d’un parti au profit de la jeune garde est incontestablement une œuvre de pédagogie politique en ce 50e anniversaire de l’Indépendance du pays. Quel autre parti que le RCD aurait été capable de prodiguer une telle leçon ? ( Voir le lien: http://www.liberte-algerie.com/galerie-photos/said-sadi-se-retire-de-la-presidence-du-rcd-68 )

A. C.

 

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