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A la une / Actualité

Montée des nationalismes, repli identitaire, mauvaise gouvernance

Séparatisme : la revanche des particularismes

Les mouvements séparatistes gagnent tous les continents. © D.R

Ce phénomène de morcellement des États intervient au moment où pour faire face aux grands défis économiques, beaucoup de pays et de régions cherchent à créer des regroupements.

Assiste-t-on à une nouvelle recomposition du monde ? Et pour cause ! Les mouvements séparatistes se sont multipliés ces dernières années. Certains ont réussi à organiser des référendums à cet effet. D’autres les ont en perspective.
L’Europe a commencé à se décomposer avec l’explosion de l’ex-Yougoslavie alors que les mouvements séparatistes, nés bien avant, avaient opté pour le “terrorisme” dénoncé à travers le monde. Particulièrement les Irlandais, les Corses et les Basques.
Le phénomène s’est accentué et étendu à toute l’Europe encouragé, entre autres, par le poids de la Commission européenne qui a phagocyté les prérogatives des gouvernements “élus” ; facteur qui a redonné vie aux nationalismes et à  la montée en puissance de l’extrême droite. Une sorte de repli identitaire qui s’exacerbe jusqu’à donner le rejet de l’autre, de l’autorité centrale. Il y a eu le cas écossais dont le référendum pour se séparer du Royaume-Uni a échoué de justesse. La contagion touchera la Catalogne avec le référendum interdit par la Cour constitutionnelle et empêché hier par la police, et bien avant l’Ukraine, amputée de la Crimée, qui fait face à deux mouvements séparatistes qui a dégénéré en guerre civile.  
La France, dont la politique a donné des ailes au Front national et des arguments pour les Bretons qui vont sur le chemin des Corses et des Basques qui réclament leur indépendance. Les Corses parlent d’ailleurs d’occupation française.
Pour le continent africain, la problématique est ancienne et remonte aux indépendances. La colonisation a modifié totalement les frontières “naturelles” et, du coup, reconfiguré les composantes sociales et ethniques, les structures sociales et des modes de vie des populations. Ainsi, de nouveaux pays ont été créés sans tenir compte des spécificités ethniques des populations. Ce qui a donné des pays avec deux ethnies ou plus dont l’animosité et la rivalité peuvent remonter, des années plus tard, à la surface et donner de sanglants conflits. C’est le cas au Rwanda où a été commis un génocide avec la complicité des deux anciennes puissances coloniales, selon l’arrêt de renvoi de certains auteurs traduits devant la justice.
Il aura fallu des années de guerre pour voir le Sud Soudan protestant se séparer du Soudan musulman. Sans compter le conflit du Darfour qui perdure. Et le cas du Mali avec la rébellion targuie du Nord qui réclame son indépendance et dont le conflit, qui remonte aux années 1960, ne semble pas encore trouver l’issue, même après trois accords de paix signés en Algérie. La rébellion accuse Bamako de marginaliser les régions du Nord et, pis encore, de racisme à l’égard des Touareg. Le Biafra au Nigeria et plus récent encore, Buea au Cameroun qui réclame son indépendance sur fond de violences.
Pour le continent africain où les pays sortent d’une longue colonisation, ce sont également les pouvoirs en place, en majorité installés par les colons, qui ont reproduit les mêmes politiques discriminatoires, restrictives et le règne sans partage qui sont parfois à l’origine des velléités séparatistes.
Paradoxalement, ce phénomène de morcellement des États intervient au moment où pour faire face aux grands défis économiques, beaucoup de pays et de régions cherchent à créer des regroupements et des blocs à même de peser dans l’économie mondialisée et pouvoir ainsi négocier en force les partenariats. Et pour ne pas avoir à subir ses effets dévastateurs.


Djilali B.

 


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