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Malgré les barrages filtrants et les interpellations policières

Un 53e vendredi grandiose à Alger

Photo : ©Imène AMOKRANE

A la veille de la date du 22 février, marquant l’an «I» du hirak, de très nombreux  citoyens ont afflué de différentes régions du pays, pour participer au 53e vendredi de marche contre le système, bravant ainsi les barrages filtrants et les contraintes d’accès à la capitale.

Par dizaines de milliers, les algériens ont ainsi investi les différents boulevards, places et ruelles du centre d’Alger, pour crier haut et fort combien leur détermination est grande pour un changement politique profond et radical.

En effet, dès 10h30, les manifestants étaient déjà des milliers à investir la rue Didouche Mourad et à scander "on n'est pas sorti pour faire la fête, mais plutôt pour faire tomber le système", comme pour répliquer à la décision du Président Tebboune de décréter le 22 février "journée nationale de fraternité et de la cohésion peuple-armée pour la démocratie".

Pendant ce temps, la police avait déjà procédé à quelques arrestations, essentiellement des militants politiques et des droits de l’homme en provenance d’autres wilayas, à l’exemple de Tizi Ouzou.

Peu avant midi, le comité national pour la libération des détenus (CNLD) avait recensé au moins onze manifestants, dont quatre arrêtés du côté du Square Port Saïd, emmenés au commissariat d’Oued Koriche, mais aussitôt relâchés.

Ce qui n’est pas le cas des quatre jeunes manifestants en provenance de Draâ Ben-khedda, dans la wilaya de Tizi Ouzou, arrêtés à Bachdjerrah, dans la banlieue sud-est d’Alger, ou alors des trois autres manifestants interpellés à Bab El-Oued, selon toujours le CNLD.

 

Mais au milieu d’après-midi, le dispositif policier déployé au centre d’Alger, a été écrasé par les vagues humaines en provenance notamment de Belouizdad et 1er Mai, la Casbah et Bab El Oued. Le centre d’Alger vibrait sous les slogans «Etat civil et non militaire», «Algérie libre et démocratique», «on a dit que la bande mafieuse doit partir»… alors que des figures du hirak, à l’exemple de Nour El Houda Oggadi, venue de Tlemcen, et Samira Messouci, venue de Bouira, réclamaient la libération du reste des détenus d’opinion. Le portrait de Karim Tabbou, en détention préventive depuis septembre 2019, était largement brandi par les manifestants.

A 17h passées, le centre d’Alger était encore noir de monde, et les manifestants se donnaient rendez-vous pour demain samedi, promettant d’être encore plus nombreux.

Rédaction Web


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