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A la une / Actualité

Lutte contre les enlèvements d’enfants

Un nouveau système à la disposition des procureurs

Les parents de la victime, une fois l’alerte donnée sur le numéro vert “104”, devront passer par le procureur de la République, seul habilité à saisir les médias pour diffuser l’information.

“Ce ne sera plus le journaliste qui diffusera l’information avec le risque de mettre la vie de l’enfant enlevé en danger, comme cela s’est déjà fait par le passé alors que des enfants peuvent être tués dès que les parents s’empressent de divulguer l’affaire en saisissant les médias.”
Cette déclaration émane du sous-directeur des systèmes informatiques au ministère de la Justice, Athmane Ould Ali, qui, en marge du séminaire sur l’e-justice, organisé par le ministère et la Délégation de l’Union européenne (UE) en Algérie, a voulu sensibiliser les parents des otages pour ne plus divulguer d’informations qui pourraient porter atteinte à l’intégrité de l’otage ou violer le secret de l’instruction au moment où les enquêteurs s’attellent à déployer le plan alerte enlèvement d’enfant via le numéro vert “104”.
Autrement dit, le procureur de la République va devoir, désormais, obtenir le maximum de renseignements sur la victime pour décider s’il faudra ou pas diffuser dans l’immédiat, l’information pour une meilleure protection des otages, notamment les enfants. Du coup, la gestion des enlèvements connaîtra un tournant décisif pour resserrer l’étau autour des ravisseurs et des auteurs de tentative d’enlèvement.
Mais comment le ministère de la Justice compte-t-il déployer ce plan ? Selon M. Ould Ali, le système de gestion informatique mis en place par ce même département pour contrer le phénomène d’enlèvement
d’enfant, sera bientôt opérationnel. Ce système de gestion informatique permettra d’avoir l’information en temps réel. Ce qui donnera lieu à l’ouverture d’une information judiciaire de manière très prompte et permettra aux services concernés d’évoluer rapidement sur le terrain pour contrer le phénomène d’enlèvement d’enfant. Détaillant la gestion de ce nouveau système, M. Ould Ali a indiqué qu’une application sera mise à la disposition des procureurs de la République pour que dès qu’un cas d’enlèvement d’enfant est signalé, les juges soient saisis par les proches de la victime.
Une fois approchés par les parents des victimes, les procureurs communiqueront, à leur tour, l’information au niveau central (ministère) pour être ensuite, le cas échéant, largement divulguée à travers les médias. Cela y va de la crédibilité de l’information pour contrer les rumeurs et les psychoses jusqu’à la protection de l’otage et de ses proches contre tout éventuel développement malveillant des ravisseurs.
En outre, la même source a précisé que ladite application est déjà prête et que celle-ci sera fonctionnelle une fois réglés quelques détails techniques, avant de souligner l’intérêt que représente ce nouveau système dans la gestion de ce type d’affaires sensibles. Cela voudra dire que les parents de la victime, une fois l’alerte donnée sur le numéro vert “104”, devront passer par le procureur de la République, seul habilité à saisir les médias pour diffuser l’information et protéger le secret de l’instruction.
Du coup, précisera encore M. Ould Ali, la mise en place de ce système informatique par le ministère de la Justice a été impulsée, il y a quelques mois, par le gouvernement, dans le souci de combattre le phénomène des rapts d’enfants, à la suite de la multiplication des cas enregistrés au niveau national.
Du reste, et concernant l’objet de la rencontre, la même source a mis en exergue les avancées constatées pour asseoir une gestion informatisée du secteur de la justice. “Il en est de même pour l’introduction de la nouvelle technique de signature et de légalisation ainsi que du système de gestion des documents judiciaires (SGDJ)”, a souligné M. Ould Ali.

FARID BELGACEM


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