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“Un procureur américain suit le dossier Chakib Khelil”

Non encore agréée, l’Association nationale de lutte contre la corruption (ANLC) dénonce cette situation de blocage et fait, à l’occasion, des révélations sur plusieurs affaires de corruption qui ont alimenté et qui alimentent toujours l’actualité. Ainsi, MM. Atoui Mustapha, président, et Feddal Halim, SG, ont déclaré, hier, lors d’une conférence de presse, que concernant l’affaire Chakib Khelil, le gouvernement américain n’est pas près de céder aux chants des sirènes et compte enquêter profondément sur le dossier, et ce, précisent-ils, dans le cadre des biens mal acquis. “Le gouvernement US a ouvert le dossier Khelil et un procureur travaille dessus”, ont révélé les conférenciers, sans pour autant donner plus de détails. La conférence était une occasion pour les responsables de cette association de traiter du dossier d’agrément qu’ils ont déposé, mais aussi de dénoncer les pressions exercées tant sur eux que sur les dénonciateurs, pour lesquels ils réclament de la protection. “Le refus de notre agrément est politique”, accusent-ils. Et d’ajouter que les autorités ont avancé un argument selon lequel “l’ANLC allait torpiller le travail des autres organismes de lutte contre la corruption”. Cela étant, pour les membres de l’ANLC, ce refus répond à la volonté du pouvoir “de faire un black-out sur les différentes affaires de corruption”. “L’adhésion des citoyens à notre association dérange”, ont-ils encore ajouté. Interrogé à propos du recours introduit auprès du Conseil d’État, les conférenciers se disent “confiants”. Et dans le cas où l’association n’aura pas son agrément, ses membres menacent de recourir aux instances internationales pour dénoncer. “Nous allons dans le cas contraire interpeller l’ONU et même les chefs des autres États sur ce refus qui constitue une violation de droits”, ont-ils dit. Cet état de fait, analysent-ils, est provoqué “par l’absence de démocratie”.
Elle met, selon eux, “la justice dans une posture de victime de l’Exécutif” qui a la main basse sur tous les autres appareils, alors qu’ils devraient être séparés l’un de l’autre. “L’Exécutif domine la justice”, disent-ils. De ce fait, “les lois promulguées sont dénuées de tout sens”, ont-ils estimé, avant d’ajouter que “même l’APN qui devrait légiférer est le produit de corruption politique”. À propos de leur relation avec des ONG étrangères, les membres de l’ANLC tenaient à préciser qu’ils ne reçoivent aucun financement étranger, même si des membres de l’association restent les seuls représentants de l’Algérie au sein d’Amnesty International. “Nous avons noué des relations avec d’autres ONG, seule alternative pour lutter contre la corruption”, estiment-ils, et d’ajouter que “les Algériens établis notamment en France sont engagés à mener le combat”. “L’Algérie est contre la coopération internationale pour lutter contre la corruption”, relèvent-ils. Pour eux, les réserves émises par les autorités algériennes lors de la signature de la convention internationale de lutte contre la corruption constituent une volonté manifeste de ne pas lutter efficacement. “L’Algérie a émis des réserves sur l’article 66 - paragraphe 2 - sur la coopération internationale”, ont-ils précisé.
Ce qui traduit, ajoutent-ils, “une volonté de lutter à huis clos dans une non-conformité avec les convention de l’ONU”, et au-delà, “à alimenter la rapine”. “Medelci, étant ministre des AE, a été interpellé à Bruxelles sur le refus d’agréer notre association”, révèlent les membres de l’ANLC, en annonçant que l’association “compte publier un rapport sur la corruption vers la fin de l’année”. Les membres de l’ANLC ont révélé que plusieurs dénonciateurs subissent des pressions et des menaces. Sur ce, ils appellent les autorités à garantir la protection des dénonciateurs. Ils ont cité, à titre d’exemple, un agent de sécurité d’une APC à Oran, qui aurait perdu sa maison et son travail sous la pression de gens impliqués dans des affaires de corruption. Par ailleurs, ils ont souligné que la plupart des affaires que traite l’association relèvent de violation du code des marchés publics et concernent notamment les APC.


M M