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A la une / Actualité

tamda ouguelmim

Une splendeur au cœur du Djurdjura

Tamda Ouguelmim, culminant à 2 000 m d’altitude au cœur du Djurdjura, est le lac le plus haut d’Afrique. ©D. R.

Après près de 4 heures de marche, le lac pointe au creux de la montagne, offrant une vue inégalable. La joie est immense chez les randonneurs qui ont relevé le défi d’avoir marché plus de 20 kilomètres.

Venus des quatre coins du pays, ils étaient finalement des centaines à répondre présent à la randonné nationale organisée, récemment, par le Centre national des sports et loisirs de Tikjda (CNSLT) en direction du fameux site pittoresque de Tamda Ouguelmim, le lac le plus haut d’Afrique situé à près de 2 000 mètres d’altitude, en plein Djurdjura. Il est 8h du matin lorsque la procession s’ébranle à partir de Tighzert pour aller à la reconquête de ces lieux abandonnés, des années durant, à la faveur du terrorisme islamiste qui y avait trouvé refuge. Et c’est le directeur général du CNSLT, Smaïn Meziani, entouré de son staff, qui montre la voie. Le CNLST a donc pris les devants pour permettre aux amoureux de la nature de découvrir ou de redécouvrir le lac tant immortalisé sur les images que se partagent désormais les randonneurs sur les réseaux sociaux. Et c’est cela d’ailleurs qui explique ce flux de touristes de plus en plus important de tous âges vers Tikjda. Les participants, hommes, femmes et enfants, jeunes et moins jeunes, dotés de matériels adéquat (casquettes, dossards et cannes de randonneurs mis à leur disposition par le CNSLT) entament  l’ascension  du premier col. Emerveillée, Souad, ingénieure venue d’Alger, découvre pour la première fois ces lieux paradisiaques. Fatiha, également Algéroise, est accompagné de son mari qui ne la quitte pas des yeux. Et pour cause, elle a une peur bleue de ces hauteurs vertigineuses. “J’ai vraiment peur”, confie-t-elle à sa copine, venue, elle aussi, de la capitale. Certaines personnes, non habituées au parcours, préfèrent avancer prudemment et refusent de presser le pas sur cette piste jonchée de caillasse.

Des paysages féeriques
Le temps est aussi à la contemplation. À mesure que nous avançons, c’est un paysage panoramique plus beau que le précédent qu’on découvre, des monts majestueux se dressent de tous les côtés. Après près d’une heure trente minutes de marche, une première halte s’impose au niveau de Tizi t’senant (le col des épines).
Contrairement à ce qu’on pourrait penser, il s’agit au fait d’une grande étendue de gazon naturelle. Une occasion aussi pour que les retardataires pour rejoindre les premiers arrivés. Karim, d’Oran, n’arrive pas à croire ses yeux. “Sommes-nous vraiment en Algérie. Si on m’avait fermé les yeux et déposé ici, je parierai que je dirai que je suis sur un autre continent. Je rêve ou quoi ?” s’exclame-t-il. À peine la marche a repris, c’est un autre site panoramique qui s’offre, avec une beauté sublime et qui n’a rien à envier aux paysages alpins. Une grande porte s’ouvre et des villages apparaissent au nord de la montagne.
Le plus proche est évidemment Ath Argane, perché sur un rocher. Tout au long du parcours, les randonneurs se désaltèrent aux nombreux ruisseaux et fontaines qui parsèment le chemin. Des plaques de neige clairsement encore le paysage. Après près de 4 heures de marche, le lac Agoulmim pointe au creux de la montagne, offrant une vue inégalable. Même si les jambes sont lourdes, la joie est immense avec le sentiment d’avoir pu relever le défi pour plusieurs personnes et d’avoir parcouru plus de 20 kilomètres. Le moment est venu pour la pause-déjeuner en pleine nature. Durant plus de deux heures, les randonneurs, armés qui d’appareil photo, qui de caméscope, se sont donnés à cœur joie en immortalisant leur présence sur ce site sublime. Place ensuite aux chants et à la danse. À 14h, les organisateurs montrent le chemin du retour. Au retour, le chemin ne désemplit pas d’autres groupes de randonneurs qui se dirigent, de manière discontinue, vers le lac. Certains portaient des sacs de couchage et autres matériels pour bivouaquer et prolonger le plaisir.

A. DEBBACHE


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