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Le numéro deux du rnd défend ouyahia et accable son prédécesseur

Violentes critiques contre Tebboune

Seddik Chihab, porte-parole du RND. ©Archives Liberté

“Je pense qu’il n’avait pas les aptitudes pour cette responsabilité”, a estimé le porte-parole du RND.


Visiblement, la guerre menée ouvertement contre l’ex-Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, ne finit pas, même après son limogeage.
Sinon, comment expliquer les attaques pour le moins virulentes, proférées hier à son encontre par Seddik Chihab, porte-parole du RND dont le président n’est autre que le successeur de Tebboune, en l’occurrence Ahmed Ouyahia ? Cela, non sans défendre son chef partisan, mais aussi le chef du FCE, Ali Haddad, dont le conflit avec Tebboune que tout le monde sait. Dans un entretien qu’il a accordé au journal électronique TSA, Seddik Chihab a, en effet, usé d’un langage frisant l’invective en allant jusqu’à remettre en cause les capacités de Tebboune à assumer la mission de Premier ministre qu’il lui avait été confiée. “Je pense qu’il n’avait pas les aptitudes pour cette responsabilité”, a-t-il estimé. Pour lui, Tebboune “était dans une démarche de confrontation”, allusion au conflit qui l’avait opposé à Ali Haddad. Ce conflit qui a d’ailleurs précipité son éviction. “Il (Abdelmadjid Tebboune) était dans une démarche de confrontation, contrairement à ce que tout le monde souhaitait et à leur tête le président de la République”, a jugé Chihab pour qui la situation que traverse le pays nécessiterait “du calme et de beaucoup de sérénité”. Bien qu’il reconnaisse qu’il y ait eu “beaucoup de manquements au devoir”, le porte-parole du parti d’Ouyahia estime que cela ne devrait pas constituer une raison pour “exacerber et accentuer le malaise qui est assez perceptible”. Tebboune avait-il eu tort de vouloir “séparer l”argent de la politique” ? Même s’il soutient que son propre parti (RND) dénonce “l’intrusion bête et méchante de l’argent dans la politique” et qu’Ouyahia dénonce personnellement “l’argent sale au profit de la sale politique”, Chihab qualifie, en revanche, le discours de Tebboune de “slogan populiste”. “Au RND, nous avons toujours dénoncé l’intrusion bête et méchante de l’argent dans la politique. Notre secrétaire général a lui-même dénoncé l’argent sale au profit de la sale politique. Au sein de notre parti, nous avons toujours fait le distinguo entre les investisseurs et les spéculateurs de l’import-import. Nous avons toujours revendiqué à ce que la loi soit appliquée à tout le monde, partout et sans discontinuité. Mais dire que nous allons ‘séparer entre l’argent et la politique’ est un slogan populiste. La solution n’est pas dans les slogans”, martèlera-t-il. Poursuivant sa diatribe contre Tebboune, le porte-parole du RND juge, par ailleurs, inopportune la rencontre informelle entre Tebboune et le Premier ministre français, Édouard Philippe, et qu’elle serait la cause directe de son limogeage. “Je pense que ceux qui ont le droit d’apporter des jugements sur la question l’ont classée en tant que telle”, a-t-il dit, non sans qualifier cette rencontre de “quelque chose de surprenant et d’inhabituel dans les démarches diplomatiques”. Parallèlement, Chihab a, tout au long de ses réponses, défendu vaillamment Ahmed Ouyahia. Pour lui, ceux qui appréhendent le retour de ce dernier aux affaires, représenteraient des “groupuscules d’intérêts (qui) font en sorte que tous ceux qui s’attaquent aux véritables problèmes soient mis à l’index et désignés à la vindicte populaire”. Le porte-parole du RND ne défend pas moins Ali Haddad. Selon lui, le refus qui lui a été signifié par Tebboune lors de la cérémonie de remise de diplôme à l’École supérieure de la Cnas, aurait “provoqué l’ire de tout le monde”. “Il faut savoir que le FCE et son président sont des partenaires du gouvernement. Il faut également rappeler que la sécurité sociale est en partie financée par les entreprises (les charges patronales). Donc, Ali Haddad n’assistait pas de façon fortuite à cette cérémonie de remise de diplômes au sein de cette école. Il était à sa place. On ne peut pas exiger d’un partenaire qui contribue à la caisse de la Sécurité sociale de ne pas être présent à une cérémonie comme celle-là. On ne peut pas se comporter de cette manière”, a-t-il commenté. D’où son jugement que la réaction de Tebboune serait “liée à son ego”.

Farid Abdeladim


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1 réactions
slaouti le 24/08/2017 à 0h21

Par ricochet à ces propos qui veulent insinuer que le premier ministre est nommé par le President de la République sans pour autant s'entourer du maximum de précautions quant aux critères du professionnalisme et de compétence? Le porte parole du RND mesure t il la portée de ces propos?

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