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Algérie profonde Samedi, 07 Juillet 2012 09:50 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

Hommage à Aïbech Si Hammou

Par : Correspondants

Une lumière s’est éteinte, un grand éducateur est mort mais gigantesque, il s’agit de Monsieur Aïbech Si Hammou, doyen de la langue arabe de la ville de Saint-Arnaud (El-Eulma), cet homme de culture nous a appris comment meurent les grands éducateurs de l’Algérie résistants et silencieux. Ainsi, comme si les grands de la civilisation arabe devaient tous mourir tôt.
Très cher Si Hammou. Lorsque j’étais votre élève et encore jeune adolescent, je regardais constamment à votre visage de bonheur, mais il n’exprimait aucune émotion, et même votre regard était toujours plein de bonté et il ne trompe pas, par ailleurs, vous représentiez beaucoup l’éducation, la culture, la formation, la civilisation arabe, la générosité, l’affection, la joie de vivre, malgré discrètement, parce que vous êtes trop timide et surtout l’amour de votre métier, et celui de l’Algérie, dors en paix mon éducateur, car vous êtes brave, très brave, et les braves ne meurent jamais.
Ainsi, vous étiez toujours sympathique, honnête, calme, généreux, timide, bon vivant, mais assez méchant et sévère avec vos élèves dont la majorité est actuellement des cadres de la nation et voilà les fruits de votre discipline.
Maintenant je suis fier d’évoquer vos souvenirs avec beaucoup de regrets.
Très cher Si Hammou. Lorsque j’ai appris votre décès, et cette terrible nouvelle franchement je pensais avoir mal compris et finalement vous êtes mort, donc j’étais incapable de réagir, et je ne pouvais ni pleurer, ni crier, ni penser, ni même bouger, mais je me remémorais alors vos paroles lorsque j’étais à l’école primaire de Abdelhamid Aïss, et surtout votre seul mot dont je me rappelle comme si c’était hier c’est bien le mot éducation et l’éducation. Pardon surtout de ne pas avoir pu vous accompagner à votre dernière demeure, car je fus informé 2 jours après votre enterrement.
Très cher éducateur, je me suis aussi souvenu quand je ne parlais pas l’arabe classique à l’époque malgré que j’aies été un peu politisé depuis mon enfance, mais cela grâce à votre culture arabe. Dors en paix l’homme courageux et intègre, repose au Paradis, l’homme de toutes les qualités de feu Abdelhamid Ben Badis, et ce n’est que la vérité. Gloire à ceux qui nous ont éduqué, et gloire à nos éducateurs et vive l’Algérie.
Votre élève Mourad Abdelwahad Ayad.

 
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