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Algérie profonde Samedi, 18 Août 2012 09:50 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

Dépenses de l’Aïd El-Fitr

Le coup de grâce à l’Ouest

Par : REGUIEG-ISSAAD. K.

Il faut se munir de beaucoup de courage et d’argent pour habiller les enfants pour la fête de l’Aïd El- Fitr. À Oran comme dans les autres wilayas limitrophes, le temps du lèche-vitrine est dépassé. C’est littéralement le rush sur les magasins d’habillement.

Que ce soit à M’dina J’dida, Choupot, les rues Mohamed-Khemisti et Larbi-Ben M’hidi, ce sont des milliers de familles accompagnées de leur progéniture qui sillonnent les rues du centre-ville jusqu’à 2 ou 3 h du matin.  “Il faut entre 7 000 et 10 000 dinars  pour habiller un enfant âgé de 5 à 12 ans sinon vous pouvez toujours aller voir du côté de la friperie où les prix pratiqués sont nettement abordables”, affirme un père de famille en guise d’avertissement. Les chefs de famille  insistent lourdement sur le fait irréversible de l’endettement.
“Entre les gâteaux et les habits neufs pour mes trois enfants, je me suis endetté de 40 000 dinars en sus des autres dépenses de Ramadhan. Mon budget est de ce fait obéré puisque je dois débourser 10 000 dinars par mois à mes créanciers”, déplore Mohamed, employé de mairie touchant un salaire mensuel d’à peine 30 000 dinars.
À côté de ces extrêmes, les produits copiés, démarqués, importés ou destockés de Chine, de France, d'Espagne, de Turquie, des Émirats arabes unis ou encore des produits de contrebande du Maroc, les prix affichés donnent le tournis. Les augmentations de salaire dans différents secteurs sont en décalage par rapport à la hausse du pouvoir d'achat au sein d'une large couche d’Algériens. Cette situation est également caractérisée par l’amoindrissement persistant du dinar face aux monnaies fortes d'importation (le dollar et l'euro). À la rue Larbi-Ben M'hidi, les prix d’un article varient entre 2 000 à 4 000 DA, selon l'âge, la qualité et le “made-in”. À titre illustratif, une petite robe est cédée à 3 700 DA, des sandales ou chaussures d'été entre 2 000 et 2 800 DA. À Sidi Bel-Abbès, Mascara, Tiaret ou Aïn Témouchent, le constat est le même.
D’une boutique à une autre, les familles font le choix des effets vestimentaires. Elles tiennent compte du rapport qualité-prix, deux facteurs difficilement inconciliable en cette période de vaches maigres. Pour les acheteurs, les articles importés sont hors de prix comparativement aux produits locaux. “Les lourdes dépenses du mois de Ramadhan, les effets vestimentaires pour les enfants et la rentrée scolaire avançant à pas feutrés, sont redoutées par les parents qui devront encore se serrer le ceinture”, affirme Ahmed, un père de quatre enfants.
Ces évènements risquent de grever les bourses moyennes qui seraient lourdement affectées dès la rentrée sociale. “C’est une rentrée qui nous fait vraiment peur”, confient unanimement des mères de familles. Toutes les quatre sont femmes au foyer et c’est la première fois qu’elles  insistent sur la prochaine rentrée scolaire. “Il n’y pas trente-six solutions puisque mes enfants mettront le jour de la rentrée scolaire leurs habits de l’Aïd point final”, précisent nos interlocutrices. Les marchés populaires où l’on trouve des habits neufs à des prix attractifs, constituent le dernier rempart des familles aux bourses moyennes. “Nous pouvons marchander à notre guise avec les commerçants dont les prix restent accessibles”, confient des acheteurs des souks “Refref”  et de “Garguenta” situés près de la Coupole à Sidi Bel- Abbès.
La rentrée des classes va considérablement accabler le portefeuille des ménages algériens.
“De nombreux Algériens soucieux d’équilibrer leur budget font leurs achats à l’avance, en prévision des fêtes, une façon pour eux de mieux gérer leur argent”, indique un commerçant de la rue Mohamed-Khemisti à Oran.
D’autres familles mettent à profit le mois de Ramadhan  pour acheter les affaires scolaires alors que les provisions spécifiques de ce mois sacré sont effectués 15 à 20 jours avant le début du jeûne”, assure un couple d’enseignants universitaires. “Les prix commencent déjà à flamber dès la deuxième quinzaine précédant le mois du Ramadhan, c’est pour cette raison que les familles sont de plus en plus  nombreuses à faire des provisions car elles savent que leurs prix vont augmenter”, ajoute-ton de même source.


K. R-I

 

Commentaires 

 
#2 Il était une fois 19-08-2012 04:40
Ayons moins d'enfants. C'est la solution a presque tous nos problemes.
 
 
#1 bled 18-08-2012 13:50
se plaindre c est la specialite de l algerie il veulent le beurre est l argent du beurre il ont les moyens on vois leur femme habiller avec de l or grater les immigré en leur demandent d apporter des habille est fourniture scolaire de france de nos jours je ne crois pas q uil puisse y avoir une famille algerienne qui n a personne comme famille en france qui charge les cabas un ans avant de debarquer chez sa famille parce que mesquine ma3andouche allah yahdihoum
 
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