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Conduire et se conduire autrement

État des routes : corruption, bricolage et accident

Que ce soit pour faire un long trajet ou juste un petit tour en ville, le constat est le même. Les routes sont dans un état lamentable. Il y a des nids-de-poule, des fissures et, des fois, c’est la chaussée entièrement défoncée. C’est dû à quoi ? Est-ce la faute à personne, comme on a l'habitude de qualifier la médiocrité dans la réalisation de nos projets ? Et, que par conséquent, il n’y a personne à qui on devrait demander des comptes ? Quand on voit dans les autres pays, comme aux USA ou en Europe, la route tient 10 années au moins sans qu’il y ait la moindre fissure, le plaisir de conduire y est de facto. Chez nous, à peine terminée qu’il faut déjà réparer. On se demande s’il y a un commandant à bord, ou c’est au pilotage automatique que l’on avance. Franchement, comment voulez-vous qu’avec des matériaux douteux tiennent longtemps, car pas homologués, le gravier pas lavé (il reviendrait très cher), donc pas homogène à l’arrivée, que par endroits, on n’est pas regardant sur la qualité des matériaux, encore moins sur le délai des réalisations ? Constat : toutes nos routes sont à refaire en partie ou, parfois, en totalité. L'exemple est flagrant sur la RN01, d’Alger-Tam. Plus précisément, après Berriane et Mansourah, la chaussée est complément fissurée. Pourtant, il n’y a moins d’un an qu’elle a été retapée. Un autre trajet à éviter : celui de Messaâd (Djelfa)-Touggourt (Ouargla). Vous êtes livrés à vous-même durant 300 km, il y a plein de virages et de trous tous genres, en cas de panne, sachez qu'il y pas de champ pour votre portable. Alors que font ces maisons cantonnières ? Eh bien apparemment rien ! À part que par endroits, en plus de plaques de signalisation, lorsqu’il y a des travaux, il y a une mosaïque de plaques, au moins une quarantaine. Pour les réparations, n'en parlons pas. Partout où j'ai été, j'ai constaté les mêmes faits et gestes. Un petit camion plein de bitume, soit liquide ou du goudron prêt à l'emploi. Alors pour les trous, l'agent jette le bitume à l'aide d'une pelle, une petite quantité, directement sur le trou, l'autre agent la met bien en place et ils s'en vont, pas question de compacter cela. C'est aux automobilistes et aux camions de le faire pour eux ! Du rafistolage à l’état pur. Pour les craquements et fissures, c'est le même procédé. On étale du bitume chaud, donc liquide. On saupoudre l'endroit avec des gravillons, comme on met les des amandes ou cacahuètes brisés sur le top des glaces chantilly, sauf que c'est moins bons. Cela cause des bosses, que cela ne tienne pas. Car, le goudron est de mauvaise qualité, qu'il ne contient pas les additifs qui le rende plus souple, donc élastique. Résultat : il ne tiendra pas longtemps. Et, avec la pluie, il se détachera en quelques minutes. De grâce, arrêtons le bricolage sur nos routes. Il y a va de nos vies et aussi de notre argent à tous. En attendant, restons vigilants! Le bricolage et la corruption font des ravages dans le secteur !


Y. B. M.

Conduire et se conduire autrement
Une chronique de Yahia Belhadj Meziane

État des routes : corruption, bricolage et accident

Que ce soit pour faire un long trajet ou juste un petit tour en ville, le constat est le même. Les routes sont dans un état lamentable. Il y a des nids-de-poule, des fissures et, des fois, c’est la chaussée entièrement défoncée. C’est dû à quoi ? Est-ce la faute à personne, comme on a l'habitude de qualifier la médiocrité dans la réalisation de nos projets ? Et, que par conséquent, il n’y a personne à qui on devrait demander des comptes ? Quand on voit dans les autres pays, comme aux USA ou en Europe, la route tient 10 années au moins sans qu’il y ait la moindre fissure, le plaisir de conduire y est de facto. Chez nous, à peine terminée qu’il faut déjà réparer. On se demande s’il y a un commandant à bord, ou c’est au pilotage automatique que l’on avance. Franchement, comment voulez-vous qu’avec des matériaux douteux tiennent longtemps, car pas homologués, le gravier pas lavé (il reviendrait très cher), donc pas homogène à l’arrivée, que par endroits, on n’est pas regardant sur la qualité des matériaux, encore moins sur le délai des réalisations ? Constat : toutes nos routes sont à refaire en partie ou, parfois, en totalité. L'exemple est flagrant sur la RN01, d’Alger-Tam. Plus précisément, après Berriane et Mansourah, la chaussée est complément fissurée. Pourtant, il n’y a moins d’un an qu’elle a été retapée. Un autre trajet à éviter : celui de Messaâd (Djelfa)-Touggourt (Ouargla). Vous êtes livrés à vous-même durant 300 km, il y a plein de virages et de trous tous genres, en cas de panne, sachez qu'il y pas de champ pour votre portable. Alors que font ces maisons cantonnières ? Eh bien apparemment rien ! À part que par endroits, en plus de plaques de signalisation, lorsqu’il y a des travaux, il y a une mosaïque de plaques, au moins une quarantaine. Pour les réparations, n'en parlons pas. Partout où j'ai été, j'ai constaté les mêmes faits et gestes. Un petit camion plein de bitume, soit liquide ou du goudron prêt à l'emploi. Alors pour les trous, l'agent jette le bitume à l'aide d'une pelle, une petite quantité, directement sur le trou, l'autre agent la met bien en place et ils s'en vont, pas question de compacter cela. C'est aux automobilistes et aux camions de le faire pour eux ! Du rafistolage à l’état pur. Pour les craquements et fissures, c'est le même procédé. On étale du bitume chaud, donc liquide. On saupoudre l'endroit avec des gravillons, comme on met les des amandes ou cacahuètes brisés sur le top des glaces chantilly, sauf que c'est moins bons. Cela cause des bosses, que cela ne tienne pas. Car, le goudron est de mauvaise qualité, qu'il ne contient pas les additifs qui le rende plus souple, donc élastique. Résultat : il ne tiendra pas longtemps. Et, avec la pluie, il se détachera en quelques minutes. De grâce, arrêtons le bricolage sur nos routes. Il y a va de nos vies et aussi de notre argent à tous. En attendant, restons vigilants! Le bricolage et la corruption font des ravages dans le secteur !
Y. B. M.