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Auto / Auto-News

conduire et se conduire autrement

Permis de conduire : l’argent, le mouton et la conscience humaine

Tout le monde voudrait avoir un jour ce document rose appelé permis de conduire, mais souvent les moyens d’y arriver diffèrent. Il y a des parents qui voudraient offrir un véhicule à leur fille ou à leur fils chéri ayant obtenu le bac. Il y a ceux qui en ont besoin pour leur carrière professionnelle… parce que l’on exige des véhicules, de préférence neufs, pour obtenir un emploi de distributeur non rémunéré.
Mais ce qui nous interpelle, ce sont ces criminels qui ne reculent devant rien, ils vendent les permis. Eh oui ! Le permis de conduire est vendu, et même parfois offert. Cela varie de région en région. Il y a ceux qui demandent 30 000 à 40 000 DA pour un permis, d’autres à qui l’on vient l’offrir à la maison, s’il vous plaît. Et la dernière trouvaille, c’est el-alouche, le mouton. Oui, on propose le règlement du permis avec un mouton. Suivez le signe, s’il vous plaît. Une vie d’un mouton contre plusieurs vies humaines. Cela voudrait dire que la vie humaine ne vaut pas plus que celle d’un mouton chez nous. Donc, vous comprendrez pourquoi il y a tant de morts chez nous. Beaucoup de permis sont achetés en espèces ou échangés contre un mouton, ou carrément offerts. Bientôt, si ce n’est pas fait, on exigerait le permis comme cadeau de mariage, avec la carte grise et les clés du véhicule inclus dans la dot de la mariée. Il y a réellement le feu dans la demeure avec 4600 morts en 2011. Il faut un grand coup de pied dans la fourmilière et vite. Contrôler et sévir chez les auto-écoles, les inspecteurs, dans les services des daïras et des wilayas, là où sont délivrés ces faux vrais permis. Il y va de nos vies et celles de tous les concitoyens. Trouver un système pour enseigner les bases essentielles aux analphabètes qui voudraient obtenir le permis.
Et ainsi on sauverait et la vie du mouton et celles des automobilistes ou piétons. Car on les voit conduire, ces détenteurs de faux permis, ou permis jetables. Ils foncent à grande vitesse sur vous ; la priorité, ils ne connaissent pas, sinon pour mépriser les plaques de signalisation dont ils ignorent même le sens.
Et gare à vous si vous essayer de leur expliquer que ce qu’ils font n’est pas bien. Ils vous insultent, vous menacent et vous traiteront d’ignare. A défaut, ils vous agressent carrément, même si vous êtes en famille. Un terrorisme qui ne dit pas son nom. Et l’autre réponse c’est : “Mon père est Daoula (Etat dans le sens de l’administration) ou encore Houkouma (gouvernement dans le sens du pouvoir) !” Que pourrait faire ce père lorsqu’il trouvera le corps de son fils gisant dans une mare de sang et écrasé sous un camion ou un bus ? Ou alors impliqué dans un accident mortel ? Va-t-il intervenir pour le sauver des griffes de la justice ? Au moment où le nouveau gouvernement promet de mettre de l’ordre dans la maison Algérie, notre maison à tous, nous demandons à nos responsables de prendre en charge ce secteur pour nous débarrasser de ce fléau qui a pris beaucoup d’ampleur. Un seul mot : sévir. Sans pitié…


Y. B. M.