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"Big Little Lies",au bord de la crise de mère

©D.R.

Servie par une équipe de luxe ; des actrices au scénariste, en passant par le réalisateur, Big Little Lies a de sérieux arguments.

La série nous plonge dans la petite ville de Monterey en Californie où un meurtre est survenu. Avec des flashbacks, l'enquête revient sur les faits, mais qui est la victime ? attention spoilers ; on ne l’apprend qu’à la fin des sept épisodes.

Ne pas se fier aux apparences

Au bord du pacifique, tout n’est que luxe et secrets. De gigantesques maisons, des mères aux foyers attentionnées et des enfants adorables… Mais sous les apparences, la vie n’est pas tranquille. Un monde qui brille derrière lequel tout n'est que rumeurs et violences.

Centrée sur les personnages féminins, Big Little Lies livre un portrait croisé troublant de femmes brillantes aux fortes personnalités mais aussi en souffrance, chacune avec ses secrets et ses déboires tout en maintenant des apparences parfaites.

Difficile de ne pas faire un rapprochement avec  Desperate Housewives, même si on est assez loin de Wisteria Lane ; ici tout est plus fastueux, plus âpre, plus crue.

Adapté du livre du même nom de Liane Moriarty; sur le papier Big Little Lies frappe fort, en plus de David E. Kelly, le papa d’Ally McBeal, on retrouve le québécois Jean-Marc Vallée à la réalisation (Wild, Dallas Buyers Club). Du beau monde à la création, mais c’est devant la caméra que Big Little Lies brille.

Un casting 5 étoiles 

Nicole Kidman, Reese Witherspoon, Shailene Woodley, Laura Dern, et une pléiade de seconds rôles haut de gamme ; Alexander Skarsgård, Adam Scott, Zoë Kravitz.

L‘histoire commence avec l’arrivée de Jane Chapman (Shailene Woodley) et de son fils de six ans à Monterey, Jane ne colle pas du tout aux critères, elle est célibataire, essaie de joindre les deux bouts, et traine un passé compliqué, mais, est la seule protagoniste véritablement attachante au bout des 45 minutes du pilote, par son plongeon dans ce monde qui lui semble diamétralement opposé.                                                                                                                                     Cette dernière est prise en amitié par Madeline, joué par Reese Witherspoon, la mère de famille perfectionniste qui possède une certaine emprise sur la communauté de Monterey, tout comme Renata Klein, le personnage de Laura Dern, carriériste hautaine, en compétition avec Celeste, campé par Nicole Kidman dont la relation avec son mari (Alexander Skarsgård) est violente.

Clairement, Big Little Lies fait la part belle aux rôles féminins, mais deux acteurs tirent également leurs épingles du jeu. Alexander Skarsgård et Adam Scott, qui étonne dans un rôle dramatique peu évident.

Au final, on est un peu pris entre Cinquante nuances de Grey, Desperate Housewives et un de ces romans sur la vie éprouvante d’une mère célibataire.

Un meurtre mystérieux à résoudre

La police mène une enquête sur un crime, dont on ne connaît rien, ni la victime, ni la nature, ni le lieu, ni le moment, et le pilote suivra un schéma assez classique, à la  « True Detective » une alternance entre des interrogatoires et les différents éléments qui ont contribué à aboutir à ce mystère.

On écoute les habitants du coin esquinter doucement mais sûrement Madeline, Renata, Celeste, Jane et leurs maris.

Malgré la présence du mystère, il n’y cependant pas vraiment de tension ou de suspense. Le spectateur attend que les infos lui parviennent, et on peut reprocher à la série de vouloir être un peu trop parfaite, formatée et du coup, cela ne laisse pas la place à une certaine spontanéité.

Bercé par une bande son soul et blues (Michael Kiwanuka, The Temptations...) ce drame finit par nous hanter.       

Big Little Lies est-elle un produit de luxe sans saveur ou une œuvre haut de gamme de caractère ? La conclusion qui devrait adresser l’accroche policière de la série sera-t-elle à la hauteur ?

Il n’y a qu’un seul moyen de le savoir….

Nina SAHRAOUI

Blogueuse à la Rédaction Numérique de "Liberté" 

"Atteinte de sériephilie aigüe, et d’une ambition, assez inquiétante pour mon temps de sommeil et ma vue, de vouloir sans cesse renouveler les frontières de ma curiosité télévisuelle, en m’engloutissant des séries de façon boulimique."

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