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"Legion" : une folie télévisuelle

Les ingrédients qui composent la nouvelle série Marvel, ont de quoi attiser la curiosité et l’envie. Imaginez : la chaine FX (American Horror StoryThe AmericansFargo), un créateur ; Noah Hawley (Fargo), une première incursion de l’univers des X-Men à la télévision.… La promesse est alléchante.

Legion suit  le fils du professeur Xavier ; David Haller (incarné par Dan Stevens de Downton Abbey) un mutant diagnostiqué à l’adolescence de schizophrénie paranoïde, et interné dans un hôpital psychiatrique. 

Accompagné au quotidien de son amie Lenny (jouée par une Aubrey Plaza totalement possédée), un personnage sans filtre, qui apparaît comme une extériorisation des pensées de notre héros.  Elle a un long passif : addictions, drogue, alcool, relations abusives. Mais elle a un atout : son humour et sa liberté de ton.

Le premier épisode est consacré à l’histoire d’amour impossible entre David et Syd Barrett  (Rachel Keller), une jeune femme, mystérieuse qui ne supporte aucun contact physique. La rencontre entre les deux personnages apporte quelques moments de poésie.

Tout comme Fargo, le précédent projet de Noah Hawley ; Legion est une série ambitieuse, originale et complètement dans l’ère du temps.

Comment définir le style de la série ? Outre une réalisation exemplaire visuellement ahurissante, Legion est un mélange d’esthétique pop ; des objets modernes et éléments vintage, des séquences colorées qui donnent  l’impression de se retrouver en plein clip psychédélique tout droit sorti des années 70, ou un film “artsy”.

La musique, autre facteur important ; The Who, les Rolling Stones, Serge Gainsbourg… Ajoutez à cela un très bon scénario, un jeu d’acteur impeccable, de l’intrigue, tout cela crée un produit unique, difficile à  confondre avec une quelconque autre fiction.

Le très bon premier épisode va même plaire à ceux qui sont allergiques aux super-héros.

En effet, notre héros a des pouvoirs, mais on est loin des héros en costume ou à la peau bleue. Et pour l’instant, la série n’est pas vraiment le genre à jouer le jeu des clins d’œil, les références aux X-Men restent jusqu’ici légères. La série  préfère mener son chemin en totale indépendance.

Un autre élément intéressant ; le fait que la série joue des codes de la folie, elle nous montre un personnage en perte de repères, cela nous permet de s’attacher à un héros fragile plutôt que tout puissant.

Dans Legion, tout se mélange, tout s'accélère, la série nous immerge, nous emmène quelque part mais on ne sait pas où, on avance à l'aveugle en même temps que le personnage principal qui ne comprend pas ce qui lui arrive.

Que penser de ce show au final ? Une performance et une inventivité visuelle, auditive et narrative, même si une pincée de Xanax serait la bienvenue pour calmer  un peu le trip folie hallucinatoire qui peut lasser le spectateur.

Plein de questions se bousculent à la fin du pilote, la suite sera-t-elle plus sage ? Legion va-t-elle se transformer en série d'action? Basculer sur un scénario plus classique?                                                             

Ce qui est sûr, c'est qu'on va regarder la suite pour le découvrir ! Le show s’impose comme une série à suivre de près.

Nina SAHRAOUI

Blogueuse à la Rédaction Numérique de "Liberté" 

"Atteinte de sériephilie aigüe, et d’une ambition, assez inquiétante pour mon temps de sommeil et ma vue, de vouloir sans cesse renouveler les frontières de ma curiosité télévisuelle, en m’engloutissant des séries de façon boulimique."

 

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