Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

blog / ACTUALITÉS

«The OA», l’insaisissable série qui ne laisse personne indifférent (SPOILERS)

©D.R.

Netflix nous a encore refait le coup de la nouvelle série que personne n'avait vu venir. Six mois après Stranger Things, est sortie sans tambours ni trompettes, une œuvre  énigmatique: The OA.

La série, sortie après une absence notable de promotion, était recouverte d'un voile de mystères. Que peut-il donc bien se cacher derrière ce titre étrange ?

Un pitch mystérieux

Créée par Brit Marling (qui a les casquettes de créatrice, actrice, productrice et scénariste dans la série) et Zal Batmanglij (Sound of my Voice, The East), cet OVN raconte l’histoire de Prairie Johnson, une jeune fille, qui saute un jour depuis un pont, en pleine journée, au milieu de la circulation. Repêchée par les autorités, elle est reconnue par ses parents, car Prairie était portée disparue depuis sept ans. Cette dernière souhaite désormais être appelée « The OA ». Alors où était-elle ? A-t-elle été enlevée ? Pourquoi est-elle aussi étrange ? Et surtout : comment a-t-elle fait pour recouvrer la vue, elle qui était aveugle depuis l'enfance ?

Un point de départ énigmatique donc, puisqu’il ne dévoile pas dans quel registre évoluera cette série. Est-ce de la Science-fiction ? Un drame social? Une expérience mystique ?

Mystique ou SF ?

La série multiplie les énigmes, pour mieux exciter notre curiosité, on s’attend alors à obtenir des réponses à travers son histoire : des extraterrestres ? De la science-fiction ? Et bien non. Une odyssée  mystique ? Bingo

The OA s’intéresse au phénomène étrange du « Near Death Experience » ; ou l’expérience de mort imminente EMI. Comprenez ce moment où une personne décède, avant de revenir à la vie.
 

En effet Prairie, durant son enfance, a été confrontée à un retour à la vie après avoir connu la mort durant quelques minutes.

Et c’est à cause de cette expérience, qu’elle s’est retrouvée séquestrée avec quatre autres personnes, par un chercheur persuadé que leurs EMI prouvent que la mort n'est que le début de la vie. Après des années passées à mourir encore et encore au nom de la science, Prairie réussit à fuir.                             5 prisonniers, 5 extérieurs, 1 héroïne à la limite de la folie... et nous, spectateurs impuissants, face à l'acharnement, face à l'enfermement. Au propre comme au figuré.

La force de cette série repose sur des personnages touchants, aux destins saisissants. On s'y attache, un peu malgré nous d'ailleurs. Certains brillent, comme Brit Marling très convaincante, en conteuse de rêves, et gravitant autour d’elle ; Brendon Perea et Patrick Gibson, deux acteurs aux profils singuliers. Il en va de même pour Phyllis Smith, qui porte son rôle à merveille.

Un univers étrange

The OA emporte loin les spectateurs, on embarque dans un grand 8 émotionnel qui ne faiblira pas jusqu'à la dernière seconde de cette première saison. La réalisation soignée sème doutes, et interrogations, et plus que jamais questionne les limites de l’esprit. Cette série exigeante mélange les genres pour nous faire vivre une expérience unique.                          

The OA a le mérite de fasciner, de nous faire voyager jusque dans une nouvelle dimension sérielle. On accepte l'univers de la série, on accepte de croire que cette jeune femme est l’«Original Angel» dont le but est de retrouver un autre ange. 

Une fois entré dans The OA, il n’y a pas 36 solutions ; soit vous êtes pris dans le mystère et souhaitez aller jusqu’au bout, soit vous décrochez dès le premier épisode.

Et c’est ce qui est surprenant à propos d la série ; elle prend le risque de perdre son spectateur. Tout au long de la saison, elle soulève des questions, et au lieu d’y répondre, elle les multiplie dans son final. Le risque en effet est qu’à force de vouloir nous faire douter de tout, de dérouler des questions à l’infini, le spectateur perde tout intérêt. Trop de questions ne tueraient pas la question ? Le final n’a d’ailleurs laissé personne indifférent (pour le meilleur et…pour  le pire)

Le format de la série est aussi lui même un peu étrange, le générique du premier épisode n'intervient qu'après 50 minutes (l'épisode durant plus d'une heure)... un des épisodes n'en dure que 30, tout est fait pour qu'on soit perdu, et ça marche.

Au fond, cette saison 1 peut se suffire à elle-même. Mais les perspectives d’une saison 2, pas encore annoncée mais prête dans l’imagination du duo, nous ouvriraient de nouvelles possibilités.

Dans The OA, On décèle rapidement un sentiment étrange, qui nous captive et nous submerge. Une bonne série ? Difficile à dire. Une série fascinante ? A plus d'un titre. Une chose est sûre : vous n'en sortirez pas indemne.

Nina SAHRAOUI

Blogueuse à la Rédaction Numérique de "Liberté"

"Atteinte de sériephilie aigüe, et d’une ambition, assez inquiétante pour mon temps de sommeil et ma vue, de vouloir sans cesse renouveler les frontières de ma curiosité télévisuelle, en m’engloutissant des séries de façon boulimique."

ARTICLES CONNEXES


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER