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A la une / CAP(ENP)/Réd-DIG-"Liberté" (#RDL)

Journée mondiale de la liberté de la presse

Des journalistes pas comme les autres

©D.R.

 

Avez-vous déjà pensé à exercer dans un domaine complètement différent du domaine de vos études ? Avez-vous le courage de le faire ?

Parmi les domaines vers lesquels il y a le plus de reconversion professionnelle on retrouve le journalisme car l’écriture et la rédaction, ou l’animation, se trouvent être pour beaucoup une passion avant d’être un métier. Mais alors est-on obligé de suivre une formation de journalisme pour exercer ce métier ?  Quels sont les caractéristiques que nous retrouvons chez un journaliste ?

Le journaliste est avant tout curieux. Il aime comprendre le pourquoi du comment. Il est prêt à s'intéresser et à découvrir des sujets variés qui peuvent être proches ou à des années-lumière de ses propres centres d'intérêt car le "bon sujet", ce n'est pas forcément celui qui passionne le journaliste. C’est généralement celui qui va intéresser et attirer le lecteur. Cette faim de découvertes et d’apprentissage est une qualité qu’on retrouve chez des gens ayant fait des études autres que celles de journalisme, qu’elles soient de commerce, de santé, de droit ou même d’ingénierie.

Dans les qualités pluridisciplinaires, on retrouve l’aisance mais également, le plaisir à faire passer ou d’expliquer un phénomène. Une qualité primordiale pour un journaliste et très souvent retrouvée chez les personnes ayant suivi plusieurs formations, car le plus important n’est pas de s’exprimer de façon littéraire et alambiquée mais plus de façon nette et concise. Enfin, il faut dire que si les gens se limitaient à faire seulement ce pourquoi ils sont formés, ils deviendraient des “machines programmés”. Or, il n y a pas plus grand plaisir que de papillonner dans ce que l’on fait.

Qui sont ces journalistes atypiques ?

Parmi ces journalistes n’ayant pas pour formation initiale “journalisme”, on retrouve :Khaled DRARENI Rédacteur en Chef à Echourouk News TV, Salim  KOUDIL Rédacteur en Chef Numérique au journal "Liberté" et Redha MENASSEL, reporter, chef du service culturel de la Radio Chaine 3 et présentateur.

Trois journalistes avec un point en commun : à la base ils n’ont pas le journalisme comme formation. Messieurs KOUDIL et MENASSEL sont tous deux diplômés de l'Ecole Nationale Polytechnique (ENP). Egalement, le dernier cité ,possède un Master II en Communication et Marketing. De son côté,  DRARENI, lui, a fait des études en Droit et en Sciences Politiques.

Nous leur avons demandé deux questions chacun. Témoignages.

Pourquoi ils avaient choisi la voie du journalisme? 

Khaled DRARENI: "Comme je le dis souvent ce n’est pas moi qui ai choisi le journalisme, c’est le journalisme qui m’a choisi. Moi, depuis tout petit j’étais dans le bain de la politique. Après avoir eu mon bac, je voulais faire l’ENA mais je n’étais pas assez pistonné pour le faire. J’ai donc fait droit que je n’ai pas du tout aimé, à ce moment-là je me suis dit : pourquoi ne pas faire quelque chose qui m’intéresse ? J’ai alors fait Sciences Politiques et ça m’a plu. Quand j’ai fini je ne savais plus quoi faire, je suis resté quelques temps au chômage. Il y avait aussi le problème du service militaire, j’ai même pensé à m’engager dans l’armée. Ensuite, il y a eu cette proposition du journal la Tribune  en 2006, j’ai saisi l’occasion et je ne le regrette pas du tout. "

Redha MENASSEL: "Quand on a 17 ans, qu'on vient de décrocher son bac, à de rares exceptions, on ne sait pas trop ce qu'on veut dans la vie ! On suit le chemin que nos parents ont tracé pour nous sans se poser trop de questions ! Une fois qu'on devient un peu plus mûrs, on se retrouve à un carrefour avec des choix à faire et un tas de questionnements : " Est-ce que je me vois faire le même métier à 40 ans, suis-je heureux maintenant ? Le serais-je encore dans quelques années ? " ! J'ai toujours voulu être journaliste depuis que je suis gosse, je dévorais El Menchar, les chroniques de S.A.S et de Said Mekbel et le Canard Enchainé que je volais à mon grand-père. A la seconde où j'ai pu " changer de vie ", j'ai saisi l'occasion."

Salim KOUDIL: "C'est une question de passion. et surtout le journalisme est excellent moyen pour essayer de changer les choses."

Qu’est-ce que votre formation initiale vous apporte aujourd’hui dans le journalisme ?

Redha MENASSEL: A la chaine 3, et je ne sais pas si c'est une marque de fabrique, nous sommes très peu de journalistes de " formation ". Quand on vient du domaine technique, on a moins tendance à faire de la " littérature ", on va droit au but, on est factuel, précis, sans circonvolutions. On a un peu plus de facilités que certains collègues lorsqu'il faut traiter un sujet scientifique, mais ça ne fait pas de nous de meilleurs ou de pires journalistes pour autant ! C'est un métier qui s'apprend sur le terrain, à coup de reportages, de voyages, de galère et de rigueur. »

Khaled DRARENI: Rien. En droit j’ai appris des choses mais la licence de Sciences Politiques ne m’a rien appris de nouveau, c’était que de la théorie. D’ailleurs, même le journalisme ne m’avait jamais intéressé quand il y a eu la proposition de la tribune mon père m’avait dit : « Va travailler là-bas ! » je lui ai répondu « mais je ne sais pas écrire d’article ! », Il m’a dit : « Tu apprendras ! »  et c’est vrai, j’ai appris. Beaucoup de journalistes n’ont pas fait de journalisme, je ne pense pas que la formation de journalisme soit une bonne formation en Algérie. 

Salim KOUDIL: Je pense, et à mon humble avis, qu'à la lecture de mes articles, vous comprendrez !    

Ghiles OUKACI

CAP/ENP)/Rédaction Numérique de "Liberté"

 


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