Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

A la une / CAP(ENP)/Réd-DIG-"Liberté" (#RDL)

Liberté VENDREDI

Hichem Daoud, le Polytechnicien-handballeur

©D.R.

A l’aube de ses vingt-quatre ans, Hichem Daoud dont la passion lui fraye un chemin vers la gloire, a gagné sa place parmi les grands ! Véritable lumière du Handball algérien, se propageant au-delà des frontières. Hichem Daoud en plus de désarmer ses adversaires, a également su conquérir le public algérien par son talent. Handballeur, il croule sous les trophées, du CRB Baraki et de l’équipe nationale. Polytechnicien par excellence, travailleur et déterminé. Hichem Daoud ne cesse de faire retentir son nom dans les gradins. Retour sur l’histoire d’un jeune algérien pas comme les autres.

 

Quelque part dans le Sud-Ouest algérien…

Jouissant d’impressionnants couchers de soleil sur les hauts plateaux. Tissemsilt, quelques centaines de kilomètres au Sud-Ouest d’Alger, immergée dans des activités artisanales témoignant de son authenticité, regorge de talents époustouflants dont l’un d’entre eux n’a pas manqué de marquer les esprits dans le monde handballistique algérien.

Originaire de la ville de Tissemsilt, berceau de ses rêves d’enfant. Hichem Daoud très jeune suit les traces de son frère et de sa sœur aînés et s’essaye au karaté « mon frère et ma sœur faisaient du karaté, et je partais avec eux de temps en temps » dit-il.

Pour ensuite rejoindre à l’âge de 10 ans, le « Club Horizon Madinat de Tissemsilt » où il a exercé sa passion pendant cinq années durant lesquelles, il a rapidement gravi les échelons « Après avoir fait du karaté, mon frère a commencé à faire du Handball, je l’ai donc suivi » a-t-il rajouté. Il avouera plus tard que ses sports de prédilections à cet âge-là, étaient autres que le Handball « Jeune, j’aimais le Basketball et le Tennis beaucoup plus que le Handball, mais cela ne voulait pas dire que j’aurais réussi si jamais je m’étais lancé dans l’une des deux aventures. Je dirais plutôt que c’est le Handball qui m’a choisi ! » a-t-il déclaré.

Alors qu’il n’est qu’en minime, il est surclassé en catégorie « cadet » par son entraineur Nabil Rouabhi. Il évoluera lors de sa première année au sein de l’équipe nationale avec laquelle il a participé à plusieurs tournois, comme les jeux méditerranéens à Chypre et la CAN en 2006 alors qu’il n’avait que quatorze ans !

C’est donc en 1ère AS que Hichem Daoud quitte sa ville natale de Tissemsilt pour intégrer le fameux Lycée Sportif National de Draria, où il a davantage nourri sa passion.

Etoffe d’un champion !

Dès son admission au Lycée Sportif de Draria, le Handball Club d’El Biar « s’empare » de son talent et lui permet de mûrir son jeu en tant qu’arrière gauche dans les deux catégories cadet et junior.

Compétiteur dans l’âme, Hichem Daoud arrache ses victoires des mains de ses adversaires et collectionne avec l’aide de ses vaillants coéquipiers les trophées et les titres de championnat et de coupe d’Algérie en Junior. Notre arrière gauche a fait ses preuves et aspire désormais au plus haut niveau.  

Hichem Daoud accorde également de l’importance à ses études, ce qui lui a valu un bon cursus secondaire clôturé par l’obtention de son bac avec mention très bien. Une mention qui lui a permis d’accéder à l’école préparatoire en Sciences et Techniques d’Alger, localisée au lycée Emir Abdelkader (Ex-Bugeaud), place des Martyrs.  

Un parcours académique brillant qu’il a su allier à merveille avec le Handball, cela n’a pas toujours été facile pour notre champion national, mais doté d’une volonté à toute épreuve, il jette l’impossible aux oubliettes.

« J’ai tendance à ne pas abandonner, même lorsque mes chances pour réussir sont moindres. Je faisais tout mon possible. Et El Hamdoulilah, j’ai quand même réussi à gérer les deux. J’aurais peut être abandonné si j’étais moyen dans l’un des deux domaines. » A-t-il avoué.

Vers l’infini…Et l’au-delà !

Du haut de ses 24 ans, Hichem Daoud bâti en force, écarquille bien des yeux sur son passage. Avec 1m90 pour 96kg, il ne peut passer inaperçu. C’est alors en 2011 qu’il reçoit sa première convocation en équipe nationale séniors. Cette fois-ci, accueilli parmi les grands ! Il participe au championnat du monde en Suède. Pour ensuite, se lancer à la quête d’une coupe d’Afrique au Maroc en 2012, d’une coupe du monde en Espagne en 2013 jusqu’en 2014 en République Tchèque où, lors d’un stage de préparation à la CAN, il se blesse (rupture des ligaments croisés au genou) et c'est ce qui l’empêchera de participer à cette compétition continentale.

« A un mois de la CAN alors que nous étions en pleine préparation, le destin a voulu que je ne fasse pas partie de l’équipe. Cette blessure nécessitait six mois de convalescence ! C’était très dur pour moi de dépasser cette période difficile. Une Coupe d’Afrique chez soi, devant la famille, les amis et toute l’Algérie, j’en rêvais ! » Déplora-t-il.

Il se remettra sur pied quelques mois plus tard et effectuera son retour au sein du CRB Baraki. Rejoignant par la suite la sélection pour la Coupe du monde 2015 au Qatar où, bien des surprises l’attendent.

« Prenez une de vos idoles évoluant dans n’importe quelle discipline sportive. Projetez-vous dans un avenir proche ou éloigné, où vous vous exercez dans la même discipline. Ces personnes-là, vous ne les voyez que sur un écran Tv. Et après 4 ou 5 ans, vous êtes dans les vestiaires et vous vous apprêtez à jouer contre eux. J’ai vécu cette inoubliable expérience face à l’équipe de France, et croyez-moi ! A un moment donné j’ai même oublié qu’ils étaient mes adversaires et me suis mis à les admirer. Ils étaient là, devant moi. Ils existaient vraiment ! » A-t-il confié.

Cette année fut très riche en événements marquants pour notre Handballeur passionné, puisqu’en juin dernier il obtenait avec brio son diplôme d’ingénieur d’état QHSE (Qualité, Hygiène, Sécurité, Environnement) de l’Ecole Nationale Polytechnique, ayant présenté dans son projet de fin d’études une évaluation du risque d’explosion dans une centrale électrique.

« Mon meilleur souvenir à l’ENP est sans aucun doute celui de ma soutenance où j’étais entouré de ma famille, mes amis de l’école, mon entraîneur ainsi que ceux que j’ai connu grâce au sport» nous a-t-il confié.

C’est en polytechnicien et handballeur attitré qu’il a participé en Janvier dernier à la CAN 2016. L’Algérie s’étant classée 4éme, Daoud ne perd pas espoir et n’est pas prêt à baisser les bras de sitôt. Cette rage de vaincre il l’a et il s’en servira autant de fois que possible pour atteindre ses objectifs.

Il y a des ambitions et des rêves qui sommeillent en chacun d’entre nous. Certains les ignorent alors que d’autres, s’en emparent et les concrétisent. Un brin d’audace, du bon sens ainsi qu’une volonté de fer, tels sont les secrets de la réussite. Des secrets auxquels Hichem Daoud doit tous ses exploits.

 

Zakia Sidhoum

CAP(ENP)/Liberte-algerie.com

@ZakiaSidhoum

Zakia, une âme littéraire vagabonde à l'École Nationale Polytechnique, étudiante en génie des matériaux le jour et rêveuse nocturne entre deux insomnies.

 

 

ARTICLES CONNEXES


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER