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L’Algérie profonde / Centre

Communes de Draâ El-Mizan et de Tizi Ghennif (Tizi Ouzou)

À quand la création des zones d’activité ?

Le projet de zones d’activité à Draâ El-Mizan et Tizi Ghennif semble être remis aux calendes grecques. © D. R.

Annoncée en 2012, la création d’une zone industrielle de 111 ha s’est transformée au fil du temps en une véritable Arlésienne, dont on entend parler mais que l’on ne voit jamais.

Après des espoirs  nourris  durant  quatre  longues  années,  le  Conseil interministériel a décidé, en 2016, suite aux réclamations des agriculteurs locaux, de revoir à la baisse la superficie initiale de cette zone à 27 ha pour la partie située sur le territoire de Tizi Ghennif et à 21 ha pour celle de Draâ El-Mizan. Selon un élu local, le dossier des indemnisations est clos depuis quelques mois, mais concernant l’étude et l’aménagement, aucune suite n’a été donnée.

Du coup, c’est le développement local tant espéré par la population qui en prend un coup. Ces terrains sont localisés à proximité de la future pénétrante vers l’autoroute Est-Ouest, ce qui constitue un véritable atout pour attirer les investisseurs, d’autant plus que la région recèle d’importantes potentialités.

Dans cette partie sud de la wilaya de Tizi Ouzou, tout le monde s’accorde à dire que la réalisation de ces deux zones d’activités est la seule solution pour résorber le taux de chômage dans ces localités où pratiquement toutes les petites entreprises ont été fermées durant la période du plan d'ajustement structurel du début des années 90.

Il est à rappeler que Draâ El-Mizan avait déjà bénéficié d’une zone d’activités de 57 ha en 1983, totalisant 35 lots, mais comme elle n’est pas viabilisée, les acquéreurs des lots ont soit abandonné leurs activités soit ne les ont même pas lancées.

D’ailleurs, sur les 15 lots affectés aux investisseurs, il n’y en a que deux ou trois qui activent toujours sur les lieux, malgré l’absence de toutes les commodités nécessaires, comme l’eau, le gaz naturel, les voies et autres réseaux. Dans cette zone, il reste encore 13 lots non attribués et deux non cessibles.

L’ex-wali de Tizi Ouzou, Mohamed Bouderbali, avait même instruit le maire d'agir en étroite collaboration avec l’organisme de la gestion des zones industrielles afin de récupérer les lots non lancés et de mettre fin à l’anarchie qui règne dans cette zone, mais la situation est restée bloquée après les premières mises en demeure. Cependant, la population locale continue de s’interroger à quand la concrétisation de ces deux zones qui semblent être remises aux calendes grecques ? 
 

O. Ghilès

 



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