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L’Algérie profonde / Centre

Alors que la campagne oléicole n’est pas encore achevée

Draâ El-Mizan : récolte exceptionnelle d’huile d’olive

© D. R.

À l’instar de la plupart des localités de la wilaya de Tizi Ouzou, la campagne oléicole, bien qu’elle ne soit toujours pas achevée, a donné déjà lieu, dans la région de Draâ El-Mizan, à un résultat des plus exceptionnels.

Selon les chiffres dévoilés par Mme Saliha Belfadel, la subdivisionnaire agricole qui regroupe les trois communes de Draâ El-Mizan, de Frikat et de Aïn Zaouïa, les oléiculteurs de la région ont récolté 41 190 q jusqu’à la mi-janvier. “Le rendement moyen est de 30 q/ha et de 20 l d’huile au quintal”, nous a-t-elle expliqué.

En se basant sur cette moyenne de 30 q/ha et de 20 l au quintal, la première responsable du secteur agricole dans cette région table sur une quantité prévisionnelle totale de production en huile d’olive d’environ 15 104 hl, après trituration de toute la quantité d’olive cueillie. “Pour cette année, je peux dire que c’est une récolte exceptionnelle”, considère-t-elle. 

Selon cette responsable, l’état d’avancement de cette campagne de récolte, qui a débuté en décembre, est de 1373 ha, alors que la superficie totale s’élève à 2519 ha. Cet avancement remarquable est dû, selon ses explications, aux conditions météorologiques favorables. 

Concernant la trituration, Mme Fadel a expliqué que onze huileries, dont dix à chaîne continue, sont en activité. “Nos oléiculteurs ne tardent pas à obtenir leur rendez-vous de trituration parce que les huileries sont en nombre suffisant”, a-t-elle expliqué. Cette saison, faut-il le noter, de nombreuses huileries traditionnelles ont même rouvert leurs portes après plusieurs années d’inactivité.

“C’est à la demande de nombreux oléiculteurs que j’ai remis en marche cette ancienne machine datant des années 70. Tout de même, je peux dire que j’ai réussi un coup en captant une clientèle considérable nostalgique de l’huile triturée de manière traditionnelle”, nous a d’ailleurs confié un gérant d’une huilerie dans un village de la commune d’Aït Yahia Moussa.

S’agissant du développement de cette filière, notre interlocutrice a tenu à rappeler que les services agricoles ont accompagné les oléiculteurs dans le cadre du développement de l’agriculture de montagne, notamment pour la régénération de leurs oliviers décimés par la neige de 2012 ou encore par les feux de forêt en 2017 lorsque des milliers d’oliviers avaient été la proie des flammes. 

Ce qui inquiète les producteurs, a-t-elle encore relevé, c’est la question des prix de leur huile d’olive. Il est certes encore fixé actuellement entre 650 et 700 DA/l, mais avec une telle hausse de production il n’est pas certain que ces  prix soient  maintenus  et que le  marché  ne  soit  pas  saturé.  “Les producteurs d’huile d’olive s’inquiètent toujours de la commercialisation de ce produit. C’est le seul produit qui n’a pas bénéficié d’un office spécialisé.

Il  faudrait  que  l’État  pense  à  acheter  ce  produit directement chez  le producteur. Nous trouvons énormément de difficultés à écouler notre huile. Dès que les huileries ferment leurs portes, nous n’avons plus de canal nous permettant de vendre notre produit. Celui-ci est stocké et attend toujours de potentiels clients. Mais ces derniers manquent toujours parce qu’ils estiment que le prix est élevé”, a estimé, à ce sujet, un oléiculteur du village Sanana. 
 

O. Ghilès

 



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