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L’Algérie profonde / Centre

La crise de l’eau potable touche les villages de BOUZEGUÈNE et de MÂATKAS

La colère des citoyens s’accentue

Les habitants alimentés en eau potable une à deux fois par mois. © D.R.

Face à cette crise latente, les villageois ne font que crier leur ras-le-bol et n’ont plus peur de recourir au vol et au détournement de l’eau qui consistent à percer carrément la conduite principale pour se servir aux frais de l’ADE et de la collectivité.

La crise de l’eau potable qui perdure dans de nombreux villages de Kabylie attise la colère des citoyens et s’accentue en cette période de canicule et de fournaise, causée notamment par les multiples feux de forêt. À titre d’exemple, l’eau ne coule dans les robinets qu’une fois ou deux par mois à Bouzeguène, car le forage des puits de Boubehir, réalisé pour une enveloppe-programme de 75 milliards de centimes pour renforcer l’alimentation en eau potable des villages de la commune, n’a finalement servi à rien. Et pour cause, les puits sont aujourd’hui à sec, et les pompes n’aspirent que de la vase alors que les travaux d’installation des conduites d’eau menant vers le réservoir principal d’Aït Ikhlef sont à l’arrêt depuis de longs mois. Ce qui se passe aujourd’hui à Bouzeguène en matière de disponibilité d’eau potable peut être qualifié de “drame humanitaire”, car l’espoir d’être raccordé au barrage de Taksebt fut de courte durée, alors qu’un tel projet coûterait certainement moins cher que la réalisation de simples forages dans la région. Les responsables de la wilaya avancent une idée saugrenue, celle de raccorder la commune de Bouzeguène à l’hypothétique barrage de Sidi Khelifa, qui ne verra pas le jour de sitôt tant sur le plan financier avec les restrictions budgétaires, que sur le plan des oppositions et des indemnisations des propriétaires terriens. C’est dire que les habitants de Bouzeguène sont tenus de prendre encore leur mal en patience et trouver une fontaine pour remplir leurs jerricans à défaut de payer une citerne d’eau douteuse à 2 500 DA. Face à cette crise latente, les villageois ne font que crier leur ras-le-bol et n’ont plus peur de recourir au vol et au détournement de l’eau qui consistent à percer carrément la conduite principale pour se servir aux frais de l’ADE et de la collectivité.
Les directeurs de l’ADE et de l’hydraulique, accompagnés de surveillants de réseaux, ont passé au peigne fin les deux conduites principales qui traversent les villages d’Amekrez et d’Iguer Mehdi, où ils ont découvert un nombre important de branchements illégaux qui alimentent des foyers et des écuries. Mais il leur est quasiment impossible d’ester tout le monde en justice avec des centaines de piquages clandestins dans les deux communes de Bouzeguène et d’Aït Zikki où des citoyens n’honorent plus leurs factures et ont carrément débranché leurs compteurs, ce qui ne fait qu’accentuer la crise de l’eau et la colère de la population. Par ailleurs, dans la daïra de Mâatkas où la crise de l’eau est de plus en plus aiguë, les habitants du village de Tajdiout sont encore descendus dans la rue pour fermer le CW128 reliant Draâ Ben Khedda à Boghni afin de protester contre le manque d’eau potable et l’inconsistance du réseau électrique.
Ce village, situé sur le flanc sud de la commune de Mâatkas, s’est déjà illustré dans le passé par d’autres manifestations similaires à cause de ces deux problèmes qui durent depuis des années. Les autorités locales, notamment le chef de daïra, le P/APC, les représentants de la DHW et de l’ADE, se sont déplacées sur les lieux dans l’espoir d’appeler au calme et de trouver des solutions dans cette région fortement touchée par les derniers incendies, en vain. La tension est toujours perceptible dans la région.


K. N. Oukaci / R. Achour

 


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