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L’Algérie profonde / Centre

Une baisse sensible des financements de projets est enregistrée

L’Ansej de Bouira plus sélective

Les projets financés par l’Ansej enregistrent une baisse de plus de 75%. © D.R.

L’organisme tend vers un meilleur ciblage des projets à financer et mise plus sur la qualité que sur la quantité.

Les principaux indicateurs de l’Ansej (Agence nationale de soutien à l'emploi des jeunes) de Bouira tendent vers un meilleur ciblage des projets à financer, mais surtout miser plus sur la qualité et la pertinence des projets que sur la quantité.
En effet, selon le bilan semestriel de l’Ansej de Bouira, arrêté au 31 août dernier, dont Liberté détient une copie, seulement 66 projets ont été financés, alors que ce chiffre était de 214 pour l’ensemble de l’exercice 2016 et 458 en 2015, soit une baisse de plus de 75%. Il est vrai que ce dispositif est devenu plus sélectif et plus regardant en matière des prêts accordés comparativement aux années précédentes, et les chiffres sont assez éloquents à ce sujet. En effet, qui dit baisse des projets financés, dit aussi une baisse des emplois créés.
Ainsi, pour les huit premiers mois de l’année en cours, 116 emplois ont été créés contre 351 pour l’exercice 2016, alors que pour 2015, on frôlait les 940 emplois, soit une baisse de 88%. “Ces baisses s'expliquent par le fait que notre organisme a changé radicalement de stratégie concernant le financement des projets. Désormais, on se tourne essentiellement vers les diplômés, et ces derniers préfèrent investir dans le BTPH et l’industrie, mais aussi la pêche et l’agriculture”, a indiqué Hemmal Adel, directeur de l’Ansej de Bouira. Il est vrai que les secteurs de l’agriculture, BTPH, industrie et maintenance et l’artisanat, qui représentaient 32% du financement global de l’Ansej en 2010, sont passés à 75% à août 2017.
Signe que ce dispositif ne fait plus dans la quantité, mais dans la qualité, le taux des projets, dont les promoteurs financés sont issus de la formation professionnelle, est passé de 29% en 2011 à 70% en 2015 et à 80% durant l’année 2016 et surtout 91% pour l’exercice en cours, puisque 49 des 66 promoteurs de projets financés sont titulaires d’un diplôme de la formation professionnelle, et les 17 autres sont des universitaires. S’agissant du recouvrement des crédits octroyés jusqu’au 31 août 2017 et contrairement à ce qu’on pourrait croire, il est très appréciable, puisqu’il a atteint un taux de 80%, soit 77 millions DA sur un total de 97 millions DA. “À Bouira, nous avons pratiquement le meilleur taux de recouvrement à l’échelle nationale”, notera M. Hemmal.
Il y a lieu de noter que 60% des projets Ansej à Bouira ont été financés durant la période allant de 2011 à 2015.
D’ailleurs, toujours d’après le même rapport, un “pic” d’activités a été enregistré en 2012, coïncidant avec la mise en œuvre des nouvelles mesures prises lors du Conseil interministériel du 22 février 2011, soit quelque temps après les émeutes de janvier 2011.


RAMDANE B.

 


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