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L’Algérie profonde / Centre

Médéa

Le braconnage en temps de neige s’amplifie

Les braconniers continuent à braver la réglementation qui interdit la chasse en temps de neige. © D.R

Profitant du froid et de la neige, des personnes malintentionnées ne s'empêchent pas de s'adonner au braconnage, abattant un gibier rendu vulnérable du fait de ses traces qui sont laissées sur le sol enneigé. Agissant dans l'illégalité, les braconniers préfèrent chasser par temps neigeux parce que les animaux sauvages sortent de leurs abris pour aller chercher de quoi se nourrir afin de résister au froid.

Bravant la réglementation qui interdit la chasse en temps de neige, les braconniers, ne se souciant pas de l'équilibre de la biodiversité, ratissent les zones forestières où les proies prisées pour leur viande sont tuées. Lièvre, lapin, sanglier, merle noir, grive, perdrix, furet, porc-épic font partie des espèces qui sont tuées facilement par les braconniers qui ne rentrent pas bredouilles chez eux, mais avec des gibecières bien remplies.

Des citoyens soucieux de l'environnement et de la protection de la faune se sont même insurgés contre le passage sur une chaîne de télévision d'un reportage montrant un chasseur abattant des lapins et même un aigle qui est une espèce protégée. Pour les services forestiers, la chasse n'est toujours pas autorisée, même si des chasseurs ont été formés et des permis de chasse préparés pour être distribués à leurs bénéficiaires.

Car il s'agit de lutter contre la prédation causée par la chasse illicite qui ne fait qu'occasionner des pertes à la faune locale, utilisant tous les moyens pour capturer le gibier, notamment fusils, lances, furets, chiens sloughis, etc. Cependant, la fédération des chasseurs, qui dénonce dans une déclaration la chasse illicite, n'a pas manqué de faire état d'une importante prolifération du sanglier dans les zones proches des massifs forestiers, notamment la partie ouest de la wilaya où les fellahs menacent de recourir à l'usage de moyens de destruction prohibés pour lutter contre cette espèce nuisible pour les récoltes.

Faute de battues administratives, les fellahs pourraient avoir recours à l'utilisation du poison appelé “LANAT”, provenant de la contrebande de pays comme l'Égypte et la Jordanie et vendu sous le comptoir dans les drogueries, mais dont l'épandage constitue une menace pour la faune et la flore et la nappe phréatique, selon Mohamed Boukhatem, président de la fédération de wilaya des chasseurs. 

 


M. EL BEY


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