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L’Algérie profonde / Centre

Draâ El-Mizan (Tizi Ouzou)

Le centre-ville suffoque

© D.R

Traverser le centre-ville de Draâ El-Mizan, l’un des plus importants chefs-lieux de daïra de la wilaya de Tizi Ouzou, est devenu, depuis quelques années déjà, un exercice des plus laborieux. 

Avec un seul axe principal qui le traverse, ce centre urbain, qui constitue un carrefour entre les trois wilayas de Tizi Ouzou-Bouira et Boumerdès, n’arrive plus à contenir le flux de véhicules qui y transitent. “Depuis les années cinquante, rien n’a pratiquement changé dans ce centre-ville n’était ce que la seule route qui le traverse est, depuis de nombreuses années, congestionnée du lever du soleil jusqu’à une heure tardive de la nuit et qu’elle s’est dégradée davantage”, a résume un vieux commerçant du centre-ville. L’exigu axe principal traversant le centre-ville sur une longueur de deux kilomètres n’étant, à vrai dire, que le prolongement de la RN25 est quotidiennement traversé par un nombre impressionnant de camions de gros tonnage en provenance des briqueteries d’Aomar, des carrières d’agrégats d’El-Hachimia et des cimenteries de Sour El-Ghozlane dans la wilaya de Bouira. À l’exiguïté de cet axe et son inadaptation à recevoir un flux de véhicules aussi important et encore moins des véhicules d’un gabarit aussi grand que tous ces semi-remorques qui le traversent s’ajoute l’état de sa chaussée sur laquelle les nombreux dos-d’âne, nids-de poule, bitume endommagé et autres bosses formées empêchent toute fluidité dans la circulation. “C’est un calvaire au quotidien. Traverser ce centre-ville peut prendre jusqu’à une heure. Il faut donc être armé de beaucoup de patience”, explique un transporteur de voyageurs. En 2011, un projet qui devait mettre fin à ce calvaire a été annoncé au grand bonheur des habitués de cette route. Il devait consister en la réalisation d’un évitement de la ville, à partir de l’hôpital Krim-Belkacem, à l’entrée de la ville, jusqu’au CW 04, allant vers Frikat puis la RN30, vers Boghni. Un tronçon a été réalisé mais jamais mis en service à cause d’un important affaissement apparu en  2016. Aujourd’hui encore, il n’est toujours pas réparé. L’autre tronçon n’est tout simplement pas lancé en raison des oppositions et le bidonville qui surplombe l’hôpital. “Impossible de relancer le projet tant que les logements RHP ne sont pas livrés. Le projet est conditionné par le relogement des occupants du bidonville”, nous explique un élu à ce sujet. Aujourd’hui, même le projet de la pénétrante vers l’autoroute Est-Ouest qui devait contribuer à réduire grandement le transit par ce centre-ville est à la traîne. Avec les nombreuses oppositions de propriétaires terriens, et surtout le manque, nous dit-on, de crédits de paiement qui ont contraint le groupe ONE (Ozgun, Nurol, Engeoa) de mettre plus de la moitié de ses travailleurs en congé, ce projet risque de traîner en long et en large durant de longues années encore. En attendant, la ville de Drâa El-Mizan suffoque.         

                                    
O. Ghilès 


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