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L’Algérie profonde / Centre

Pour réclamer de meilleures conditions de vie

Les habitants de Ras-Bouira ferment le CET

© D. R.

Les habitants du quartier des 50-Logements, relevant de la localité de Ras-Bouira, 2 kilomètres à l'ouest du chef-lieu de la wilaya de Bouira, ont fermé, jeudi, le centre d'enfouissement technique (CET) de Ben Abdellah afin de dénoncer la précarité dans laquelle ils végètent et réclamer un plan d'aménagement urbain.  En effet, c'est à l'aide de pneus enflammés, troncs d'arbres et autres blocs de pierres que ces citoyens ont fermé l'accès au CET, pour selon leurs dires, alerter les responsables locaux sur la misère et la “marginalisation” dont ils se disent être victimes. 

Il est vrai que ce quartier déshérité de la commune de Bouira ne nécessite pas seulement une simple opération d’aménagement, mais une véritable prise en charge en amont et en aval, car cette cité aux allures de bidonville se meurt à petit feu et ses habitants souffrent le martyre. 

Selon les riverains rencontrés sur les lieux, ils sont encore dépourvus de raccordement au gaz naturel. D’après certains manifestants, leur quartier ne dispose pas encore d’éclairage public, de réseau d’assainissement et encore moins de raccordement au réseau de gaz et d’AEP. Cette situation est jugée scandaleuse par ces citoyens.

“En hiver on souffre du froid, faute de raccordement au gaz naturel. En été, on meurt de soif !”, s'insurgent-ils. Plus globalement, les contestataires revendiquent leur droit à une vie “digne et décente”, tout en s'insurgeant contre les “fausses promesses” des élus locaux, à leur tête le P/APC de Bouira. “Nous sommes arrivés à une seule conclusion : pour avoir nos droits, il faudrait des actions de rue.

Sans cela, les pouvoirs publics sont sourds à nos revendications”, fera remarquer un des contestataires. Un habitant de ce quartier, chômeur de son état, raconte : “Nous sommes complètement marginalisés ! Notre quartier accuse un manque criant en matière d’aménagement urbain. Voyez par vous-même, rien n’est fait afin d’améliorer notre quotidien”. “Les autorités locales nous ignorent et nous méprisent tout au long de l’année et viennent nous voir seulement en période d’élection”, s’emportera Ahmed, un autre manifestant.  
 

R. B.



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