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L’Algérie profonde / Centre

En signe de protestation à SOUK EL-TENINE (TIZI OUZOU)

Les parents ferment le lycée des Frères-Sadou

Les parents d’élèves protestent devant le lycée. © D.R.

Par cette action, ils dénoncent les multiples problèmes endurés et les dangers encourus par leurs enfants.

Des parents d’élèves ont procédé avant-hier à la fermeture du lycée des Frères-Sadou de Souk El-Tenine (Mâakas, Tizi Ouzou), en signe de protestation contre “les multiples problèmes endurés et des dangers encourus par nos enfants depuis longtemps, sans que la situation s’améliore, et ce, malgré toutes nos démarches auprès des multiples responsables”, avons-nous appris auprès de M. Meheouel, vice-président de l’association des parents d’élèves. Cet établissement qui a ouvert ses portes en 2013 semble, selon le même interlocuteur, manque du minimum de moyens humains et matériels pour assurer sa mission. “Cet établissement n’a même pas été doté d’un minimum de matériel de sécurité pour permettre à nos enfants de suivre leurs études tranquillement et au personnel enseignant de mener à bien son travail. Tout le monde se sent perpétuellement en danger. Il n’y a même pas un mur de clôture, ou un seul agent de sécurité. Des personnes externes s’infiltrent à l’intérieur du lycée, s’y pavanent en toute quiétude et font même irruption des fois dans les salles de cours. Et cela dure depuis son ouverture en 2013”, affirme notre interlocuteur, qui évoque encore un manque et une instabilité du personnel d’encadrement. “Six proviseurs ont défilé depuis 2013, et aucun d’eux n’a pu résister à cette situation. Ils finissent toujours par demander une mutation. Il y a absence de surveillant général et la surveillance n’est assurée que par deux adjoints”, nous disent en chœur M. Meheouel et un enseignant, membre de la section syndicale. Ce dernier avoue même que ses collègues “travaillent dans des conditions très pénibles et ne tiennent le coup que grâce à l’apport des parents d’élèves et leur propre volonté de ne pas abandonner” leurs élèves. Les efforts conjugués de la section syndicale et des parents et leurs démarches auprès de la tutelle n’ont rien donné. Ils disent avoir trop patienté pour aboutir à cette action radicale. “Nous avons même été reçus par le wali et le directeur de l’éducation mais leurs promesses sont restées lettre morte”, renchérissent-ils. Selon nos interlocuteurs, le nouveau directeur affecté sur place et nouvellement promu à ce grade partira bientôt en stage probatoire, ce qui est synonyme de plus de vide dans l’encadrement. “En tout état de cause, nous ne laisserons pas nos enfants étudier dans ces conditions. Si la situation ne s’améliore pas, nous allons entreprendre des actions plus radicales”, concluent les parents d’élèves.


R. Achour

 


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