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L’Algérie profonde / Centre

ADE DE BOUIRA

Les travailleurs en grève

© D. R.

Les travailleurs de l’Algérienne des eaux (ADE) de Bouira ont enclenché hier une grève de deux jours afin de faire valoir leurs droits socioprofessionnels et dénoncer “la précarité” de leurs salaires qu’ils estiment indécents, compte tenu de l’inflation actuelle et l’érosion du pouvoir d’achat. C'est vers 8h que les employés de cette entreprise publique ont installé leur piquet de grève tout en assurant toutefois le service minimum. 

Ainsi, dans une requête adressée au directeur général de l’ADE, dont une copie a été remise à Liberté, les travailleurs grévistes réclament entre autres l’augmentation des salaires de base et la révision de la convention collective signée en 2015, la régularisation du personnel rétrogradé ainsi que l’obtention des postes de responsabilité en équivalence avec les diplômes. Selon les requérants, cette action fait suite aux “fausses promesses” du ministère de tutelle. 

“La nouvelle grille des salaires devait entrer en vigueur à partir du 23 octobre. Or, à notre grande surprise, nous avons appris qu'elle a été bloquée par le ministère”, affirme Djamel Nourine, un des travailleurs grévistes. Pour ce dernier, “les travailleurs de l’ADE sont sous-payés et exercent leur métier dans des conditions déplorables”.

“Est-il concevable qu'on touche des salaires oscillant entre 25 000 et 33 000 DA, alors que le coût de la vie ne cesse d'augmenter ? C'est scandaleux !”, a-t-il fulminé. Selon notre interlocuteur, l’ensemble des revendications a été déjà porté à la connaissance du DG de l’entreprise en 2015. “Depuis, on est dans l’attente et aucune proposition concrète n’a été formulée par la direction générale”, a-t-il déploré.

Pis encore, d’après certains grévistes, bon nombre d’entre eux n’ont pas vu leur contrat renouvelé ou bien ils ne sont pas titularisés. “Depuis neuf mois, nous sommes dans l’expectative. On nous a demandé de faire des efforts dans le but de maintenir l’entreprise à flot, ce que nous avons fait sans sourciller. Cependant, dans une entreprise digne de ce nom, les employés ont, certes, des devoirs, mais également des droits. Nos droits ont été bafoués. Nous sommes marginalisés et considérés comme des esclaves”, tonnera un salarié.

M. Nourine n’a pas manqué de menacer la direction générale de l’ADE de durcir le mouvement si cette dernière persiste, selon ses dires, dans son mutisme. Au sujet de leurs conditions de travail qu’ils jugent en “nette dégradation”, les travailleurs revendiquent la dotation des structures de tous les moyens nécessaires, dont des tenues, du matériel, le chauffage et la climatisation, l’aménagement des sièges des structures commerciales et techniques, le renouvellement des équipements informatiques, mobilier et véhicules.
 

RAMDANE BOURAHLA



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