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L’Algérie profonde / Centre

Développement du Tourisme saharien à Tamanrasset

L’exploitation de l’hôtel Tin hinane otage de la bureaucratie

L’hôtel Tin Hinane de Tamanrasset. © Rabah Kareche/ Liberté

Le blocage  administratif auquel fait face  le  locataire  de  l’un  des  plus anciens établissements hôteliers  de  la wilaya confirme l’absence  d’une réelle volonté de relancer ce secteur.

Fermé pour travaux de réhabilitation depuis près de deux ans, la mise en service de l’hôtel, prévue à l’occasion de la fête du nouvel an 2020, a été encore reportée sine die par les autorités qui essaient d’assassiner les bonnes initiatives.  Le nouveau locataire de Tin Hinane, Slimane Frouhat, l’a appris à ses dépens.

“On a mis le paquet pour parvenir à réhabiliter ce patrimoine en lui redonnant vie et une peau toute neuve, vu la situation de dégradation dans laquelle il se trouvait. Au départ, nous avons eu le soutien des autorités qui ne cessent de déplorer à chaque saison touristique saharienne le déficit en matière d’hébergement.

À notre grande surprise, ce sont ces mêmes autorités qui se sont retournées contre nous, en refusant de nous délivrer une autorisation d’exploitation, bien que les travaux soient achevés”, peste notre interlocuteur, en tenant à préciser que le constat de la réhabilitation a été dûment signé par le directeur du tourisme et de l’artisanat de la wilaya en sa qualité de président de la commission installée à cet effet.

D’après le nouveau locataire de ce bien récupéré par l’APC suite à une action judiciaire qui aura traîné pendant des années, l’ouverture de l’hôtel est désormais tributaire de la décision de la nouvelle commission chargée de refaire les constats précédents conformément aux règles d’usage.

En plus des membres habituels, la commission comprend ainsi des représentants de différents corps de sécurité, de la direction locale de la Protection civile et de l’organisme local de Contrôle technique des constructions (CTC). 

Ce qui explique le retard et les raisons du blocage que notre interlocuteur avait imputés en partie au représentant du CTC. Saisi depuis plus de dix jours pour une contre-expertise, ce dernier semble être trop occupé pour en finir avec ce dossier qui fait déjà tache d’huile. M. Frouhat, qui continue de payer mensuellement un loyer de 650 000 DA au Trésorier communal, s’en remet au wali de Tamanrasset et au ministre du Tourisme pour qu’ils viennent à bout de cette forme de bureaucratie qui semble avoir la peau dure à Tamanrasset. 

À notre tour, nous avons contacté le responsable du CTC à Tamanrasset pour avoir sa version des faits. Ce dernier a tenu à préciser que le service devant mener cette expertise relève de l’organisme de contrôle et de diagnostic techniques des constructions, basé à Ouargla et à Alger.

“Donc, pour sortir sur le terrain, il nous faut l’aval de cet organisme que nous avions déjà saisi sur cette affaire”, affirme-t-il, en chargeant le bureau d’études engagé pour suivre et contrôler les travaux et les responsables qui, par méconnaissance des lois, ont écarté le CTC durant toute l’opération de réhabilitation. En attendant le dénouement, l’hôtel Tin Hinan, situé à un jet de pierre de la résidence du wali, reste malheureusement verrouillé, au grand dam des adeptes du tourisme saharien.
 

RABAH KARECHE 

 


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