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L’Algérie profonde / Centre

Pour réclamer la rénovation du CW107 et la fermeture de la carrière

M’kira, ville morte

Le village enclavé de M’kira livré à lui-même. ©D. R.

Des centaines de camions de gros tonnage empruntent cet axe routier et l’ont entièrement dégradé, dira un protestataire.

La protestation dans la commune rurale de M’kira, relevant de la daïra de Tizi Gheniff ne semble pas s’estomper car l’action de rue déjà lancée la semaine dernière par les habitants de cette municipalité, qui ont interdit l’accès aux véhicules à la carrière de tuf  de la localité afin de réclamer la rénovation du CW107 reliant Tizi Ghenif aux Issers, dans la wilaya de Boumerdès a été reconduite en ce début de semaine. D’ailleurs, dimanche, deux citoyens ont été arrêtés par les gendarmes devant ce site que les contestataires ne cessent de décrier et elles n’ont été relâchées que tard dans la soirée. “En plus de la grosse poussière qui pollue quotidiennement tout l’environnement, des centaines de camions de gros tonnage qui empruntent cet axe routier ont entièrement dégradé la chaussée. Nous ne demandons pas seulement la rénovation de cette route, mais aussi la fermeture de la carrière qui ne rapporte rien pour la collectivité locale mais cause énormément de désagréments à la commune et à sa population”, nous dira un protestataire.
Pour la journée de lundi, d’autres actions ont été menées dans la localité et peu avant huit-heures, des pneus ont été brûlés tout au long de la chaussée mais aussi à proximité de la carrière de tuf sise au lieudit Bouaita à la limite administrative avec  la commune voisine de Timezrit relevant de la wilaya de Boumerdès.  
En outre, tous les commerçants de M’kira ont baissé rideau tout comme les administrations publiques et les établissements scolaires de Tighilt Bougueni, chef-lieu de la commune alors que la tension était très vive durant toute la journée.
Un groupe de représentants de la société civile a été choisi par les protestataires afin d’ouvrir le dialogue avec le chef de daïra. “Si des garanties ne nous seront pas données à ce sujet, nous passerons à d’autres actions plus musclées”, nous apprend un protestataire.
Il  est à souligner que de nombreux écrits émanant du mouvement associatif et relatifs à ce conflit ont été adressés à toutes les autorités concernées allant du maire jusqu’au wali et qui sont restées sans suite depuis des années alors qu'on sait qu'un acte d'exploitation de cette carrière a été signé en 2005 par l'ancien ministre de l'Énergie et des Mines, Chakib Khelil, pour une durée de dix années renouvelables au profit de l'entreprise Tuefal.
En plus de cela, d’autres revendications sont greffées à celles exprimées de vive voix telles que l’alimentation en eau potable de la localité, l’absence de structures de sécurité au chef-lieu communal qui ne compte ni brigade de gendarmerie ni sûreté semi-urbaine et bien d’autres problèmes sociaux auxquels font face les citoyens de cette municipalité reculée de la wilaya. “Une chose est sûre, nous ne baisserons pas les bras jusqu’à satisfaction totale de nos revendications citoyennes que nous jugeons des plus légitimes”, crient haut et fort les protestataires.

O.Ghilès


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