Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

L’Algérie profonde / Centre

Les bénéficiaires du programme RHP organisent un sit-in devant la daïra de Draâ El-Mizan

“Notre patience a des limites !”

Les protestataires devant le siège de la daïra. © D.R.

 “Nous ne voyons rien venir, et nous passerons un autre hiver rigoureux dans nos habitations précaires. C'est insensé !”, disent ces citoyens, qui vivent dans des conditions extrêmes.

Des dizaines de citoyens venus de Tazrout et de Boufhima, deux villages enclavés de la commune de Draâ El-Mizan, ont observé, avant-hier matin, un rassemblement devant le siège de la daïra de Draâ El-Mizan, 40 kilomètres au sud de Tizi Ouzou. Cette action de protestation a été décidée par les bénéficiaires de logements réalisés dans le cadre du programme de la résorption de l'habitat précaire à Boufhima, un faubourg de la ville de Draâ El-Mizan.  “Nous avons trop patienté. Comment se fait-il que nous avions eu nos pré-affectations depuis le mois de mai et que  le projet  d'assainissement n'est pas encore entamé ? Pourtant, le wali, en visite sur le site en novembre 2016, avait donné des instructions aux responsables de l'APC pour lancer l'étude du projet. Mais nous ne voyons rien venir et nous passerons encore un autre hiver rigoureux dans nos habitations précaires. C'est insensé !”, s'est élevée une voix de la foule. Et à un représentant de l'association des acquéreurs d'expliquer : “Si nous sommes là, c'est pour voir le chef de daïra parce que les élus locaux nous ont bernés avec leurs fausses promesses.” Finalement, le chef de daïra, Abdelmadjid Tabet, a reçu une délégation, ce qui a permis aux représentants des protestataires de réaffirmer de vive voix qu'ils vivent dans des conditions qui frisent la misère, et que ce retard de réalisation menace leurs vies et celles de leurs familles. “Nous craignons que nos toits nous tombent sur la tête car ce sont de vieilles habitations qui datent de l'ère coloniale”, a expliqué un père de famille au chef de daïra. “Si vous avez déjà reçu vos pré-affectations en attendant vos décisions définitives qui arriveront incessamment, c'est grâce à nos efforts. Il a fallu secouer le cocotier pour dénouer un tant soit peu le problème des 160 logements de Boufhima et les autres projets. À deux reprises, notre wali s’est déplacé sur le site, et il a été convaincu de débloquer l'argent nécessaire à ce projet qui dépasse les trente millions de dinars”, leur a répondu ce commis de l'État qui, au demeurant, a tenu quand même à rassurer les attributaires qu'en attendant le lancement du projet en question qui prendra certainement beaucoup de temps, il est question de raccorder les logements au réseau d’assainissement du village. De son côté, un ex-élu de l'APC a précisé que l'étude est en cours et que la variante de raccorder le nouveau réseau à l'ancienne canalisation en suivant le chemin communal pour évacuer les eaux usées au bassin de décantation du lieu-dit “El-Matmar” est la plus plausible, tout cela pour éviter toute opposition des propriétaires terriens. Il est à noter que ce projet fut lancé depuis presqu’une dizaine d’années pour accueillir 57 familles du village de Tazrout et 102 autres de la cité de Boufhima.


O.Ghilès

 


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER