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L’Algérie profonde / Centre

Culture des arbres fruitiers rustiques à Bouira

Un créneau en manque de financement

©D. R.

La culture des arbres fruitiers rustiques tels que l’amandier, le cerisier et l’abricotier est un créneau délaissé au niveau de la wilaya de Bouira. Or, les régions de Lakhdaria, Kadiria et Aomar, à l’ouest de Bouira, sont des terres propices pour la culture des amandiers. À l’est de la wilaya, les régions de Saharidj, Takerboust, pour ne citer que celles-ci, sont un terreau fertile pour les cerisiers, sans omettre la pêche blanche d’Ath Mansour, laquelle est de renommée nationale. Toutes ces potentialités ont été pour ainsi dire laissées en jachère par les autorités. Ce n’est que récemment que les pouvoirs publics ont affiché une certaine volonté à se lancer dans la culture arboricole. D’ailleurs, lors d’un entretien accordé à la Radio nationale, le wali de Bouira, Mouloud Chérifi, a beaucoup insisté sur l’intensification de ces cultures, notamment celle de la cerise. “Notre wilaya possède un potentiel non négligeable en matière d’arboriculture et nous ambitionnons de le fructifier et le sortir du stade restreint du verger familial”, avait-il affirmé. Pour sa part, le directeur des services agricoles (DSA) de Bouira, M. Guanoun El-Djoudi, a indiqué que des propositions ont été faites au niveau du ministère l'Agriculture et du Développement rural, dans le but de relancer cette culture. “Depuis mon installation à Bouira, je n’ai eu de cesse d’interpeller les responsables du ministère sur le potentiel intrinsèque que possède cette wilaya et la nécessité de le redynamiser avec un plan de plantation massive d’arbres fruitiers rustiques”, a-t-il fait savoir. Et d’ajouter : “Bouira a des prédispositions naturelles à accueillir la culture des amandiers à l’ouest, les abricotiers, les cerisiers et la pêche à l’est.” Interrogé à propos des raisons qui ont fait que ses propositions au niveau du ministère de tutelle n’ont pas encore abouti, le DSA de Bouira, évoquera un problème de financement, sans en dire davantage.
Selon un rapport de Djamel Belaïd, ingénieur agronome, la culture de l’amandier nécessité des basses températures hivernales pour la levée de la dormance (200 à 400 heures en dessous de 7,2 degrés Celsius). Sa floraison étant précoce (décembre à mars) et il faudrait éviter les zones gélives. L’amandier est exigeant en lumière et en chaleur pendant la phase de croissance du fruit, ce qui correspond en tout point au microclimat de la région ouest de Bouira. Les autorités locales ont investi des milliards de dinars pour doter cette wilaya d’un parc industriel, qui n’a pas encore vu le jour, et elles n’arrivent pas à injecter quelques millions de centimes pour relancer le secteur de l’agriculture et plus particulièrement l’arboriculture.

RAMDANE B.


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