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Contrechamp Dimanche, 24 Février 2013 09:50 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

Affaire Sonatrach, affaire de système

Par : Mustapha Hammouche

La justice a le feu vert public du président de la République. Bien sûr, Bouteflika s’est toujours exprimé en apôtre de la lutte contre la corruption. Mais, cette fois-ci, il fait part de sa position au sujet d’un cas identifié de corruption présumée : l’affaire Sonatrach 2, aggravée par “les scandales récemment soulevés par la presse”.
La presse a justement fait état de “l'implication de personnalités algériennes dans des faits à caractère pénal et plus précisément de corruption lors de l'exercice de leurs fonctions au sein des institutions de l'État”. Ce qui a déjà conduit le juge d’instruction en charge du dossier Sonatrach 2 à “l'élargissement du champ des investigations à ces faits nouveaux”.
En lui proclamant publiquement, et de sa propre initiative, sa confiance dans cette affaire en particulier, Bouteflika met l’institution judiciaire devant ses obligations, “pour tirer au clair l’écheveau de ces informations, pour situer les responsabilités et appliquer avec rigueur et fermeté les sanctions prévues par notre législation”.
Le message présidentiel ne résout pas, à lui seul, la question de la place de la corruption et de la prévarication dans l’équilibre du système politique ni ne résorbe la question de l’indépendance de la justice, tout aussi inhérente à la nature de ce système. Mais, en rappelant à l’occasion, sa confiance en cette justice dans ces scandales qui, dit-il, “soulèvent notre révolte et notre réprobation”, le Président lui ôte, sur les plans public et communicationnel, l’excuse de l’interférence politique.
Peut-être que l’intention du Président était-elle d’abord de rappeler que c’est à lui qu’il faut s’adresser quand il s’agit d’en appeler au garant d’une justice indépendante.
Mais, et quoi qu’il en soit, l’affaire Sonatrach 2, plus qu’aucun autre scandale politico-financier passé, constitue, désormais, un test pour tous les protagonistes institutionnels quant à la problématique de la transparence. La publicité qui lui est faite, par des parquets et des médias étrangers, fait que l’on ne peut plus, à aucun niveau de l’État algérien, “passer sous silence” le scandale, comme le concède Bouteflika lui-même. Il ne serait pas concevable que les affaires Sonatrach-Saipem, Sonatrach-SNC Lavalin soient traitées par des justices étrangères, sans que ne soit rempli, par la justice algérienne, le rôle qui lui revient. Pour le pays, ce serait une preuve solennelle et cinglante d’État de non-droit ; pour les institutions défaillantes, un aveu de complaisance dans la défense même d’un système politique à finalité prévaricatrice.
Sous le régime actuellement en place, les détournements et malversations ont constitué une activité soutenue et une pratique dévastatrice pour l’économie nationale, finissant de ternir l’image du pays. Malgré cela, le message sur l’affaire Sonatrach pourrait constituer une rupture dans le traitement institutionnel des faits de corruption. Il montre la nécessité pour le pouvoir, en général, de changer d’attitude devant ce fléau.
Enfin, un anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures qui inaugure la restitution de leur vocation nationale à nos ressources naturelles du pays ? Ou bien, faudrait-il convenir qu’il serait plus ardu de se défaire de la mafia, que de se libérer de la colonisation ?


M. H.
musthammouche@yahoo.fr

 

Commentaires 

 
#11 oxigene 25-02-2013 10:02
Je voudrais éclairer boublene 8 :pourquoi toujours se deffausser sur les autres ,le Maroc en l 'occurence ,c'est toujours la cause de nos malheurs ! les autres l'étranger ...
vous etes un pur produit de la culture FLN !
 
 
#10 Guest 25-02-2013 09:56
Citation en provenance du commentaire précédent de boublene:
la hogra et la corruption s'est installée à l'ores de l'indépendance de notre pays avec lS 'arrivée en 1962 du coté du maroc des MOUHAJIRIN et ont planifié la déstruction des classes en ALGERIE.


Pourquoi viser toujours le maroc .enfin toujours c'est les autres .les étrangers ,vous etes un pur produit de la "culture" FLN !
 
 
#9 khelifa 25-02-2013 09:29
il parait qu'il y a une grande affinité entre Belaiz et chakib khelil aussi. je n'en dirais pas plus, il suffit juste de touiller la mayo et sa remonte.
 
 
#8 boublene 24-02-2013 20:48
la hogra et la corruption s'est installée à l'ores de l'indépendance de notre pays avec lS 'arrivée en 1962 du coté du maroc des MOUHAJIRIN et ont planifié la déstruction des classes en ALGERIE.
 
 
#7 SALEM 24-02-2013 18:25
J'aurai aimé que le journal Liberté fasse un sondage auprès de l'opinion publics dans cette affaire de mafiosi; pourris et criminels.
 
 
#6 el guellil 24-02-2013 15:00
il y a un adage de bien de chez nous qui dit "si tu es frappé par le juge ,à qui s'adresser?
 
 
#5 incroyable 24-02-2013 13:07
Ca m'etonnerait bien qu'il y ait des changements... Que font les militaires charges de veiller sur la bonne conduite du pays? s'il ya feu vert dans la parole du President pour la justice algerienne de rechercher les coupables de cooruption a Sonatrack , pourquoi pas d'autres affaires depuis 1979 ? Il faudrait aussi un panel de judges charismatiques des plus propres meme a aller les chercher dans la securite' algerienne ou l'armee' .
Yaurait t-il un changement radical dans la gouvernance du pays pour enteriner toutes les grosses affaires de corruption passees sous silence par les responsables du pays ? car il semblerait presque impossible de vaincre les mafiosi , que ca soit Italiens ou Algeriens.
 
 
#4 anonymous 24-02-2013 12:48
rupture par rapport a quoi , le president Bouteflika a deja parle de rupture avec les elections a la Naegelen et a charge notre " justice " a les superviser , est ce que les choses ont change lors des 2 derniers scrutins ??? , c est le systeme qu il faut changer et non son mode d emploi
 
 
#3 ddjelloul 24-02-2013 12:26
La conclusion de la chronique resume tout le probleme.
 
 
#2 zimou 24-02-2013 11:26
reste a savoir , si y aura une suite parce que cette affaire implique des responsables de la haute sphere de l'etat
 
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