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Contrechamp Dimanche, 23 Septembre 2012 09:50 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

Banque d’Algérie : “Je n’y suis pour rien !”

Par : Mustapha Hammouche

Mais qui a demandé à la Banque centrale de faire le gendarme ? Si personne ne peut lui imposer ce rôle, l’institution est, de son côté, en devoir de s’abstenir de faire œuvre de mystification, comme elle vient de le faire, mardi passé, par la voix de son conseiller, Benbelkacem.
“Pour contourner la réglementation, des opérateurs économiques passent par le marché parallèle,  et ce, afin d’acheter des actifs à l’étranger. Cette fuite des capitaux est à l’origine de l’augmentation de l’écart de prix entre marché officiel et marché parallèle”, a déclaré le conseiller.
Ces affirmations supposent que le rôle de la Banque d’Algérie devrait se limiter à fixer un “taux officiel”, déterminé par la formule de son cru, et ce que Benbelkacem appelle “les autorités publiques” devrait s’arranger pour que toute transaction se plie à cette règle. Les choses seraient tellement simples s’il suffisait de décréter un prix pour que celui-ci régente tout échange. Comme la plupart des institutions nationales, c’est la Banque centrale qui a une vie parallèle à la vie réelle et s’étonne que la réalité ne veuille pas s’adapter à sa vie rêvée.
Un prix qui n’est pas établi par un marché ou qui, tout au moins, ne tient pas compte du rapport entre l’offre et la demande d’un article — ici, les monnaies — n’est pas un prix, en ce sens qu’il n’a pas de signification économique. C’est, tout au plus, un tarif.
Et pour simplifier, le porte-parole de la Banque désigne les “opérateurs économiques” comme auteurs d’un mouvement de fuite de capitaux, limitant ainsi le soupçon de transferts de capitaux aux seuls entrepreneurs et commerçants, sans nous dire pour autant si l’institution réglementant le contrôle des changes dispose de données incriminant les seuls “opérateurs” dans ce type d’infractions. Il resterait alors à connaître des modalités de transfert de l’argent de la corruption, des détournements, des trafics et du
racket terroriste. Ce serait
sûrement moins inquiétant s’il n’y avait que les “opérateurs” pour animer le mouvement de fuite de capitaux : ils ont commencé par le gagner.
Voilà donc une institution chargée de protéger le pays contre l’évasion des capitaux, de défendre notre pouvoir d’achat en limitant l’inflation, d’assurer la traçabilité des flux financiers et qui, devant la montée menaçante de ces fléaux, vient s’en laver les mains en proclamant que “le change parallèle ce n’est pas moi, l’inflation ce n’est pas moi, l’abolition du chèque ce n’est moi, l’évasion fiscale ce n’est moi”.
À moins que le message ne soit de dire que la Banque d’Algérie n’est, au vu de ses prérogatives réelles, pas une banque centrale, et que la politique monétaire et le contrôle des changes se font ailleurs.
Cela placerait la Banque d’Algérie dans la situation de cette institution caricaturant l’Agence française de normalisation imaginée par Boris Vian dans son roman Vercoquin et le Plancton : sa raison d’être est de rédiger des espèces de “notes”
sans se soucier de leur usage. La Banque d’Algérie rédige des “règlements”. À part cela, et le fait d’être un alibi de gestion monétaire indépendante, elle ne serait responsable de rien.


M. H.
musthammouche@yahoo.fr

 

Commentaires 

 
#6 el hadi 3 24-09-2012 11:24
Mrs les responsables, bien que vous n'êtes pas " tout fraits " dans vos fonctions, et vous avez chacun une "petite responsabilité" dans les dérives que vit le pays , il n'est jamais trop tard pour bien faire : commencez
par faire l'état des lieux avant d'entreprendre, faite vous conseiller par des socilogues avertis ( parce que vous avez fait de l'Algérie un laboratoire " sociologique" uniique au monde dans son genre.
Vous parlez souvent d'acquis, mais acquis de qui et pour qui? Est ce grāce á votre génie createur et innovant ou est ce le fruit de la rente? Acquis matériels ? Peut être mais qu'avez fait de l'individu pour qu'il puisse devenir un jour citoyen?
 
 
#5 el hadi 2 24-09-2012 11:10
Si les "responsables politiques" ne changent pas leurs pratiques, si les pseudos partis d'opposition ne sont pas mis ( de facto en veilleuse) si la société civile ne s'organise pas , si l'ordre dans la vie de tous les jours n'est pas rétabli par l'application de la loi dans toute sa rigueur contre les contrevenants quelque soit leur rang social ou hierarchique , si le journaliste qui acuse un responsable de corruption n'apporte pas les preuves de ses accusations et l'accusé de repondre aux accusations devant les tribunaux , si les critères de base ne sont pas aplliqués l'Algérie continuera à vivre dans l'anarchie et j'ai bien peur, que si rien n'est fait nous connaitrons des moments plus difficiles que ceux qu'a vécu le pays par les fait des obscurantistex manipulateurs.
 
 
#4 el hadi 1 24-09-2012 10:59
La culture de "faisant fonction " a touché tous les secteurs y compris les secteurs techniques et économiques necessitant des comptétences, une probité et une éthique, temes qui ne font plus partie du vovabulaire des dirigeants d'entreprises. "Le fruit" de la corruption, il est perçu à la source c 'est à dire dans les pays d'origine des entreprrises corruptrices, les grands corrompus n'ont pas besoin de change parallèle, leurs comptes à l'étranger sont alimentés par les corrupteurs ( ni vus ni connus ). Posons nous la question comment un commis de l'etat ( qui est salarié ) se permet d'acquérir des biens immobiliers en France, en Angleterre,en Suisseet même aux états unis , tout en sachant que le dinar n'est pas convertible ( à supposer qu'ils ont tous hérité de fortunes de leurs ascendants... ??? )
 
 
#3 Zawali 23-09-2012 19:49
Ils se sont servis,
Ils se servent,
Ils ne se serviront plus,
LES GENEROCIDIRES, bien sûr !

Le peuple n'est pour rien, sauf que les juifs d'Algérie réclament leurs biens via l'ONU.
La réponse officielle sera certainement fausse ! C'est de l'Anti-sémitisme ! ATTENTION !
 
 
#2 OULID FATIMA 23-09-2012 14:08
PEUT-ETRE BIEN QUE CES GOUVERNEURS DE BANQUE TIRENT DES BENEFICES DE CES MARCHES PARRALLELES, JE PEUX DIRE AUSSI, QUE C'EST POSSIBLE QUE LES DEVISES SORTENT DES BANQUES ET SE VENDENT AU SQUAR DE LA PLACE DES MARTYRS A TAUX PLUS ELEVE.
PUISQUE, LES GENS FONT SORTIR DES REGISTRES D'IMPORT SUR LES MORTS ET CA MARCHE,POUR FUIR LES DROITS DE DOUANE,APRES AVOIR ENLEVEE LA MARCHANDISE DU PORT.
CHEZ NOUS TOUT EST POSSIBLE.
 
 
#1 ghrib fi bledi 23-09-2012 10:14
... le ministre de l'education interpele sur le probl de surcharge des classes vient de dire que son departement n'y est pour rien... ce sont les autres, comme les collectivites locales qui n'ont pas pu realiser a temps les etablissements scolaires, les entrepreneurs qui ne sont pas nombreux et qualifies, et ainsi de suite... en attendant nos enfants s'entassent dans des classes surchargees, les enseignants depriment, les directeurs font de la gymnastique tandis que les vrais responsables s'en lavent les mains.
 
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