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contrechamp / ACTUALITÉS

Le monde et l’islamo-terrorisme

L’accident d’hélicoptères ayant coûté la vie à treize soldats français, en posant la question de la présence militaire française au Sahel, nous invite à revenir sur le sujet du terrorisme comme menace transnationale et donc comme question internationale. On peut observer que si la France intervient pour la sécurité et la stabilité des États concernés, c’est pour défendre les intérêts qu’elle y entretient, mais on doit noter que c’est aussi pour projeter au plus loin la ligne de défense européenne contre le terrorisme.

On ne sait pas si ses voisins nord-méditerranéens le perçoivent ainsi, mais ce rôle s’impose à elle autant du fait de ses intérêts nationaux que par sa responsabilité de puissance européenne. Au moins quatre pays de cette région — Mali, Burkina Faso, Niger et Nigeria — sont aujourd’hui dans un état de vulnérabilité sécuritaire qui les rend impuissants à tenir tête à des assauts réguliers des légions terroristes hantant leurs territoires, ni à maîtriser le rapport de leurs populations aux groupes qui y activent.

Le terrorisme prospère sur la faiblesse économique de ces espaces de prédilection, au Moyen-Orient, en Asie et en Afrique, faiblesse qui se répercute sur leurs capacités de défense. Il croît aussi en profitant du vide politique et culturel dans les pays du Sud, musulmans notamment, et dans les poches de sous-développement sociopolitique qui existent dans le Nord. Dans les pays du Sud à majorité musulmane, les populations, exclues du système de gestion de la Cité, n’ont, face à eux,  que des pouvoirs truffés de travers moraux et enclins à la violence et à la prédation, pour symboliser l’État.

De ce fait, ces pouvoirs ne valent, à leurs yeux, pas plus que l’importun barbu en kamis et en arme qui parfois a “mieux” à proposer, en termes de “marché”. Même ballotté dans un mouvement de flux et reflux qui chamboulera tout le temps sa géographie, dans un sens puis dans l’autre, le phénomène du terrorisme devrait donc durer le temps que dureront, dans les pays musulmans ou à forte population musulmane, le sous-développement politique évoqué plus haut et ses corollaires : la corruption, la répression et le retard socioéconomique et culturel. Et tant que l’idéologie islamiste qui le structure et le justifie continue à être considérée comme une simple foi ou comme une simple conception de la société.

La question de la gestion du fléau islamo-terroriste ne serait pas si urgente s’il ne s’agissait pas d’un fléau universel. Au même titre que le réchauffement de la planète, par exemple. Face à ce genre de dangers, les approches locales ne peuvent être que d’une relative contribution à l’objectif nécessairement global : le gain réalisé par l’effort d’ici est dilapidé par la désinvolture de là-bas.

Il ne faudrait alors pas s’étonner du fait que, malgré le nombre d’interventions multinationales, “coalisées” et unilatérales, qui ont lieu çà et là depuis au moins trente ans, il n’y ait pas le moindre signe d’enrayement de ce mal absolu. 

Avec tant d’institutions religieuses, scolaires, financières et politiques qui, dans tant de pays du monde, servent son projet, il y a besoin d’une volonté, d’abord, puis d’une stratégie mondiale pour espérer contenir la menace islamo-terroriste sans frontières.

 


M. H.

musthammouche@yahoo.fr


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