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contrechamp / ACTUALITÉS

TERRORISME ET ANTITERRORISMES


Le président Macron trouve que ses conceptions de la liberté de la presse et du danger  islamiste  n’ont  pas suscité  le soutien qu’elles  méritent au niveau international. Il a donc fait part de sa déception.
Pour des raisons d’histoire et  de sociologie, la France a eu  et  aura peut-être à   subir,  plus  que  les  autres  États  occidentaux,  ses  États  amis  et  alliés, l’épreuve du terrorisme  islamiste. Mais  aucun  pays  ne  peut s’assurer d’être épargné par le fléau : son  terrain  d’opération  n’a pas de limites.
Face au bellicisme de l’idéologie théocratique, le communautarisme  ne  protège pas plus que la laïcité. 
Pour l’islamisme, il n’y a pas de bon et de mauvais modèle parmi les États profanes ; en fonction  des  moyens  et  des  circonstances, chacun conçoit son action en  termes  d’opportunités. Il  n’y a  donc  pas de  bonnes  et de mauvaises victimes. Sinon il aurait épargné les milliers de bergers, de fellahs, de femmes au foyer, d’enfants qu’il a exécutés en Algérie et il n’aurait pas fait exploser des avions remplis de civils contre des tours peuplées de civils dans New York…
Mais c’est  ainsi : le  monde  en  est  encore  à  l’initiation  à  la  réalité  du terrorisme islamiste et au tâtonnement dans l’attitude à tenir pour s’en préserver ou pour le combattre. Alors chaque gouvernement teste ses stratégies en privé. Les uns conçoivent leur périmètre de sécurité comme se limitant au territoire national ; les autres, comme la France, le projettent jusqu’aux sources géographiques possibles de la menace. 
Ce qui est certain, c’est que la riposte à ce mal planétaire n’a, elle, rien d’universel. La “communauté internationale” se contente souvent de cultiver le… principe de la lutte contre le terrorisme. Elle n’a en fait pas la résolution politique nécessaire, c’est-à dire une position définie et partagée, à une telle entreprise. Cela, parce que l’islamisme, y compris dans sa version de franc parrain du terrorisme, compte bien des alliés parmi la “communauté” mondiale des États. C’est ce qui rend impossible ne serait-ce qu’un accord sur l’aspect lexical concernant le problème islamo-terroriste.
À cette incohérence internationale, s’ajoutent les inconséquences internes aux politiques anti-terroristes nationales. Il y a d’abord le fait que la plupart des gouvernements  se  cachent  derrière  les  subtiles  séparations entre islamisme radical et islamisme modéré, d’une part, et entre islamisme et terrorisme,  d’autre  part.  Mais  il  y  a aussi  le  fait  que  certaines considérations politiciennes viennent l’homogénéité des politiques nationale en la matière. Ainsi le président français sape lui-même la crédibilité de sa rigueur républicaine dans sa lutte contre le terrorisme en se compromettant dans des montages de paiement de rançon et de libération de prisonniers terroristes contre  la récupération d’otages.
Outre  la défaillance morale que comporte une telle opération, elle reste « sécuritairement » contreproductive. Nul n’ignore que l’activité terroriste se fonde aussi sur une dimension mafieuse et  qu’elle trouve dans le paiement des rançons élément de motivation déterminant !  
Les considérations nationales empêche la formation d’une doctrine anti-terroriste partagée ; ce qui, pour l’heure, aide sensiblement l’islamisme dans son offensive idéologique et militaire.
 

Par M. HAMMOUCHE
musthammouche@yahoo.fr

 


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