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Courrier des lecteurs Jeudi, 28 Juin 2012 09:50 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

Le secteur de la Santé en crise 

C’est la faute aux malades ?

Par :

Depuis plusieurs années maintenant, notre secteur de la santé traverse une crise qui le fait littéralement vaciller sur ses bases. Grèves, sanctions, négociations avortées : à cause de ce perpétuel climat de tension, nos concitoyens qui tombent malades appréhendent toujours le passage dans nos structures de santé. Parce que l'obtention d'un rendez-vous pour une consultation peut nécessiter de multiples interventions pour certains ou  longues semaines d'attente pour d’autres, parce la disponibilité de certains médicaments n'est pas toujours assurée. Si certaines de ces craintes sont plus ou moins fondées, il faut toutefois appréhender la situation avec un tant soit peu de recul. Sans délivrer un chèque en blanc au ministère de la Santé, il faut reconnaître que tout ne va pas aussi mal que le prétendent certaines sources syndicales. Une récente visite à la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH) nous a d'ailleurs permis de constater par nous-mêmes que quasiment aucune molécule thérapeutique ne manquait à l'appel. Nous sommes donc relativement loin des pénuries chroniques évoquées par certains syndicats activant dans le domaine de la santé. Il est surtout clair que les informations qui tournent autour d'une soi-disant liste de 150 médicaments indisponibles au niveau des hôpitaux sont totalement infondées. Une petite enquête sur le terrain nous a par ailleurs permis d’apprendre que depuis que certaines entraves bureaucratiques ont été levées, la PCH garantit la disponibilité de toutes les molécules.

Évitons de prendre les malades en otages !
Sans chercher à prendre parti pour un camp (celui de la tutelle ou des syndicats), la Commission nationale des droits du malade et le réseau des associations pensent qu’il ne sert à rien de se taper les uns sur les autres et appellent à plus de sérénité. Nous pensons qu'il vaut mieux éviter de prendre en otage la cause des patients. Les problèmes sont suffisamment nombreux pour se laisser aller à en créer d'autres qui n'existent pas. Grâce à notre expérience sur le terrain, nous pouvons en effet aider les professionnels de la santé à mieux distinguer les véritables maux qui rongent de l'intérieur nos structures de santé et entravent l'émergence d'une médecine de qualité. Plus d'une fois, nous avons cité dans nos différents rapports la mainmise de certains chefs de service sur nos grands espaces de santé. Nous avons en effet remarqué que de nombreuses “sommités médicales” dictent leur propre loi et font régner un véritable climat de terreur dans les hôpitaux du pays. Patients tenus à leur merci, mépris des autorités administratives de l’hôpital, refus de favoriser l’émergence de nouvelles compétences médicales. Pour montrer à quel point ces Professeurs pèsent lourdement sur notre système de santé, on pourrait évoquer les cas des Professeurs arrivés à l’âge de la retraite et qui  s’accrochent encore avec autant de vigueur à leur poste. Se contentant de vivre simplement de leur notoriété et du prestige lié à leur grade, beaucoup de ces professeurs ont en effet réduit les notions de recherche et de formation médicale à leur plus simple expression. Même les publications médicales n’existent plus. Il s’agit de faire remarquer que les vrais périls qui guettent le bien-être des patients ne sont pas forcément ceux présentés à l’opinion publique par certains syndicats qui tentent de défendre avec un intérêt nouveau les droits des malades. L’une des mesures les plus urgentes et les plus évidentes serait d’étaler leur journée de travail à 8 heures au lieu de la sacrosainte demi-journée qui ne peut contenir tout cet afflux de nos concitoyens vers les hôpitaux.

Abdelmadjid Si Bachir, président de la Commission nationale
de la santé et des droits du malade.

 

Commentaires 

 
#1 MEZIANE 20-11-2013 10:20
ques-qu'un toit pour ma famille ? es-que mon pays si riche a prêter de l'argent au FMI ne pourrait m’offrir un toit pour mes enfants , suis-je algérien a part entière ou a demi ,dans les années 70 on m'a former pour l'édification de mon pays , donc juste un salaire pour aider mes parents et me vêtir, aujourd'hui pour habiter il me faut des milliards,es-que l'état nous a payer de ces milliards pour prétendre a un logement ,les banques ne prêtent qu'aux riches es-que dieu ma envoyer sur terre sans chèque ou on a subtiliser ce dernier , mon père en payant les cotisations de l'ALN a fait de nous des non algériens ,dois-je quitter mon pays et vivre de la mendicité française elle qui guette notre ruine , nos parents déjà ont payer le prix du colonialisme , ou est passé notre enfance notre jeunesse et aujourd'hui notre vieillesse , que dois-je dire a mes enfants de 30et 22 ans ,de partir harraga car la rue vous attend , voila ce qu'attend en retour un père de famille honnête dans les méandres de la nouvelle Algérie, alors que le pays n'a rien n'a voir ,comme l'ont payer hier nos parents ,victime d'un nationalisme hypothétique (pourquoi il faut de la crainte pour vivre honnête ,et du courage pour vivre malhonnête) disait coluche a bonne entendeur salut
 
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