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Culture Mercredi, 06 Mai 2009 10:48 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

Reflet culturel

Bélaïd At-Ali : le père de la littérature berbère de Kabylie

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Izarar Bélaïd, plus connu sous le nom d’auteur de Bélaïd At-Ali, naquit en 1909 au village d’Azrou-Kellal dans la commune mixte du Djurdjura (ex-Michelet). Il décède le 12 mai 1950 à Mascara. Sa mère, Dahbya At-Salah, était une des toutes premières monitrices de la région. On lui refusa le grade d’institutrice pour avoir refusé de se naturaliser française. C’est auprès d’elle que Bélaïd apprendra avec  maîtrise et adresse la langue française, mais son penchant pour sa langue naturelle dominera. Il mettra au point son propre système d’écriture, à base latine, et écrira un ouvrage compilé de 480 pages entièrement écrit en berbère de Kabylie et composé de quatre chapitres. Le premier est un recueil de contes anciens de Kabylie avec des aménagements se rapportant à sa vie propre incrustés par l’auteur avec douceur. Le second chapitre est un véritable roman autoportrait sous le titre Le sain homme de la montagne. Le troisième (sans doute le plus captivant) est une description des croquis de la vie de son village, rapportés sur le vif et l’ardent d’une vérité toute nue sans aucune complaisance ni transformation. Ce qui les auraient amputés de toute leur intensité et leur pleine vivacité. Enfin, le dernier chapitre est un recueil de poèmes de sa propre composition, disposés sur des thématiques personnelles avec cependant une application aisée sur l’entourage social. On ne recèle aucune mélodramatique dans l’ensemble de son œuvre. Il n’a pas fait dans la démesure et n’a usé d’aucune exagération des faits. Mais au-delà de la fidélité de ce que Bélaïd a rapporté, nous noterons une intervention particulière, inédite et encore inégalée exercée sur la langue. Dans son ouvrage, Bélaïd n’aborde pas l’écriture, comme le ferait un écrivain d’une langue donnée, où le souci de la forme et de la norme imposée obligerait l’auteur à ne faire que corriger et à prendre certaines distances qui introduisent des transformations sur le naturel. Sachant que les images de la correction sont souvent sournoises et trompeuses, Bélaïd n’a pas fait dans un formalisme académique. Imprégné et damasquiné dans l’événement qu’il décrit, il a créé un genre mesuré : un mode de pensée précis. Il a su restituer à la langue berbère de Kabylie son éloquence et sa rhétorique légendaires. Le plus remarquable, mais aussi le plus difficile des apports de Bélaïd, est d’avoir concilié magistralement l’écrit en tant qu’initiation à peine naissante et une oralité déjà dominante, toujours d’actualité, dans le milieu social. Du temps de Bélaïd, la langue n’était pas encore affectée ni influencée par des interventions scientistes. Ce qui lui vaut d’être aujourd’hui le modèle sur lequel l’enseignement tend à ce conformer de plus en plus. On introduit d’enseigner la langue par la même langue. C’est en ce sens que la littérature “bélaïdienne” nous interpelle sur l’usage très délicat qui se fait aujourd’hui à l’écrit que le premier romancier a inauguré sans heurt. La mission de développement de la langue n’est donc pas la seule tâche de l’enseignement, mais tout aussi et surtout celle des créateurs que sont les conteurs, les poètes, les écrivains, les chroniqueurs, les artistes, les comédiens, les journalistes qui ne truffent pas le verbe de tant de facteurs bloquants où le paraître domine le fait d’être.

 

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