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Culture / Culture

KARIM ZIAD & HAMID EL-KASRI ET DIWANE OULED SIDI BLAL AU FESTIVAL INTERNATIONAL DE LA MUSIQUE DIWANE D’ALGER

Des musiciens en dialogue

Karim Ziad & Hamid El-Kasri, lors de la 2e soirée du festival diwane.©D.R.

Le dialogue est sans doute le maître mot de la deuxième soirée de la 8e édition de ce festival. Les musiciens ont, le temps d’un concert, dialogué avec leurs instruments et avec le public, bâtissant ainsi des ponts et créant des liens entre les styles musicaux.

Le mâalem marocain Hamid El-Kasri et le batteur algérien Karim Ziad et leurs musiciens (le multi-instrumentiste David Aubaile au clavier, le saxophoniste Mehdi Chaïb, le bassiste Linley Marthe et deux choristes-joueurs de karkabous) ont revisité sur scène l’album Yobadi (sorti à la fin de l’année 2010), non sans apporter quelques changements et en proposant au public algérois, venu nombreux assister à la deuxième soirée de la 8e édition du Festival international de la musique diwane, qui se tient au théâtre de verdure Saïd-Mekbel (Riadh El-Feth), d’autres titres du répertoire gnaoua. Lors de ce concert aux inflexions jazz et à l’inspiration gnaoua, un dialogue s’est mis en place entre les musiciens, entre le guembri et la batterie, entre les instruments de musique et ceux “canoniques” des Gnawa (karkabous et guembri). Le jazz a “habillé” la musique gnaoua et l’a ouverte à l’improvisation.
La prestation a été riche par ses sonorités, par l’inspiration des musiciens et par les morceaux interprétés, notamment ceux qui figurent sur l’album Yobadi, comme Hamdouchia, Bouyandi, Wahiyana (Nougcha), La Ilah Illa Allah et Moulay Ahmed, et d’autres titres du répertoire gnaoua, à l’exemple de Boualem (Jilala) ou encore Hamadi et Mimoun. Malgré cette construction complexe et cette réflexion sur (et autour de) la musique, la fête était également au rendez-vous, puisque le public s’est déchaîné sur la piste de danse. Les musiciens, de leur côté, semblaient s’amuser. Ce concert a donc été une belle “fusion” entre quelque chose de pensé, d’écrit ou de réfléchi et ce qui touche à l’âme et aux émotions. Auparavant, la soirée avait commencé avec la prestation de la formation Ouled Sidi Blal de Tindouf, lauréate du deuxième prix lors de la 9e édition du Festival national de la musique diwane de Béchar (organisé en juin dernier). Créé en 2010, ce groupe qui a déjà remporté la troisième place au Festival de Béchar en 2011 s’est illustré lors de la prestation à Alger, proposant ainsi un spectacle qui revisite le répertoire traditionnel diwane. Assurant parfaitement le chant et le jeu au guembri, mâalem Smaïl et son groupe, qui se sont beaucoup améliorés depuis leur performance au festival national, ont interprété, entre autres, Rassoul Allah et Jamangarou, ainsi que Mimouna, un tarh gnaoua. C’est donc un très beau concert qu’a proposé cette troupe de Tindouf, une région où le diwane n’existe pas… ou du moins n’existait pas avant la création de cette formation. Harmonieux dans leur jeu aux karkabous et dans le chant en groupe, Ouled Sidi Blal se sont surpassés et ont gagné l’adhésion du public d’Alger, qui a applaudi leurs beaux enchaînements.
Se poursuivant jusqu’au 27 août, le 8e Festival international de la musique diwane propose encore de belles affiches, notamment un concert de clôture animé par le bassiste et chanteur camerounais Richard Bona, qui se produira en trio, et le groupe algérien Ifrikya Spirit.


S. K.



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