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Culture

Difficile de s’ouvrir au monde…

L’évènement culturel le plus important du pays, qui a vu la participation de 44 pays, et un total de 922 maisons d’édition, a pris fin hier, après dix jours, marqués notamment par un engouement des visiteurs (comme chaque année), une diversité sur le plan des nouvelles publications, un colloque, et une animation culturelle qui a constitué, quelque peu, le bémol de cette 18e édition, qui avait pour slogan “Ouvre-moi au monde”.

Difficile de s’ouvrir au monde comme le suggère le slogan de la 18e édition du Salon international du livre d’Alger (Sila), “Ouvre-moi au monde” — lorsqu’on retrouve les mêmes auteurs — certains d’entre eux n’avaient même pas d’actualité — débattre des mêmes sujets et thématiques. Difficile de s’ouvrir au monde quand le programme du pays invité d’honneur, la fédération Wallonie-Bruxelles de Belgique en l’occurrence, dont le programme n’avait même pas été annoncé sur le catalogue et dont les ouvrages mis en vente à l’espace qui leur était réservé étaient excessivement chers.
Difficile de s’ouvrir au monde lorsque l’hommage est une occasion de rappeler à quel point la personne honorée était bonne et sympathique, sans que cela ne s’accompagne d’une (ré)édition de ses ouvrages. Difficile de s’ouvrir au monde lorsque le centenaire de Mouloud Feraoun n’ait aucun impact éditorial, alors que le stand des éditions Gallimard proposait une multitude de livres liés à la célébration du centenaire d’Albert Camus. Difficile de s’ouvrir au monde quand le colloque du Sila propose un intitulé ambitieux, mais qui se transforme au moment de sa tenue en un patchwork improbable, qui ne sait plus sur quel pied danser pour parler de l’Afrique. En tout cas, pour ce qui est de l’édition algérienne, elle se porte bien. Une multitude d’ouvrages (littérature, histoire, jeune public, etc.) a été éditée cette année, et proposée aux visiteurs du Sila, qui ont été très nombreux, comme chaque année d’ailleurs. L’engouement pour le livre au Sila est saisissant. Les “lecteurs” connaissent les auteurs et les maisons d’édition (une participation record cette année des éditeurs, qui étaient au nombre de 922), suivent leurs parcours, et sont à l’affût de la nouveauté. Le rush sur les éditions Casbah lors des séances de dédicace de Yasmina Khadra, Guy Bedos ou Hafid Derradji ne font, justement, que confirmer que les lecteurs existent en Algérie, et qu’ils sont à la fois exigeants et très au fait de ce qui se passe dans le monde. En outre, il y a lieu de relever une légère hausse dans le prix des livres proposés, cette année, au Sila, mais le bon côté des choses, est que beaucoup d’éditeurs algériens, insistent sur la qualité et la présentation générale de leurs ouvrages. Concernant le programme d’animation, le Sila a organisé des rencontres liés à l’histoire et l’actualité dans le monde arabe, et a reçu des noms importants, notamment Georges Corm, Samir Amin ou encore Anis Naccache. En outre, cette année, les espaces réservés aux rencontres (littérature, histoire et actualité), et en plus de l’hôtel Hilton (pour une partie du volet Histoire/Actualité), étaient au pavillon central. Cependant, pour ce qui est du volet littérature, certaines thématiques étaient quelque peu usitées, et on a fini par adopter certains auteurs qui sont chaque année invités à intervenir. L’espace Nouveautés abrité par le pavillon Casbah a connu des annulations, et très peu de présentation d’ouvrages. L’espace Esprit Panaf’ avait quelque chose de moderne, cette année, et a accueilli de nombreux auteurs qui ont débattu de thématiques différentes, et ont présenté des ouvrages du continent. Il est à noter, également, la présence d’éditeurs et la mise en vente de leurs publications. Somme toute, pour toutes ces raisons (et d’autres doivent exister encore), le Sila 2013 ne nous a pas ouvert au monde, il nous a juste laissé entrevoir que tout un monde existe autour de nous et loin de nous.


S K