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Culture

“Eben” célèbre l’Afrique

La chorale polyphonique de la Radio algérienne “Eben” a donné un récital, jeudi à Alger, à l’auditorium du centre culturel Aïssa-Messaoudi, en célébration du cinquantenaire de la création de l’Organisation de l’unité africaine, actuelle Union africaine (UA). Les choristes de l’ensemble polyphonique “Eben”, dirigés, d’une main de maître, par le maestro Abdallah El Hakim Lemdani ont emmené les mélomanes présents, dans une randonnée aux arômes multiples et aux couleurs variées.
Dans un programme d’une quinzaine de pièces, le public a pu apprécier un florilège de styles de chansons renvoyant à la richesse du terroir culturel algérien, africain, méditerranéen et américain créant des passerelles d’échanges et un dialogue entre les cultures.
Dans la magie du moment, les chants populaires sénégalais, balkanique, chinois, australien, moyen-oriental, sud-africain, tanzanien, capverdien, péruvien et américain ont constitué les différentes escales du voyage proposé par les concertistes enthousiasmés par l’envie de donner du plaisir aux gens.
Véhiculant le patrimoine africain et universel, les vocalistes de la formation “Eben” étaient soutenus par un orchestre composé de professionnels, issus des écoles de musique, placés sous le regard de vieux routiers de la musique tels Toufik Hidroug à la basse et Mohamed Torqi à la batterie. Auparavant, de jeunes artistes, lauréats des différents programmes organisés par les chaînes de la Radio algérienne en faveur de la promotion des jeunes talents, ont interprété des chansons évoquant l’humanisme et l’amour de la mère patrie. Venue de Tamanrasset, Djamila Mansouri, invitant l’assistance à une visite au cœur du patrimoine de l’Ahaggar et du Tindi, était accompagnée par Bilal Boukhris, guitariste virtuose qui a pu se substituer à tout un orchestre assurant en même temps, au-delà du soutien vocal, la ligne de basse, l’accompagnement mélodique et rythmique avec, pour ornement, des jeux d’arpèges.
Les frères Halim et Ghilès Terki ont pris le relais, chantant le pays et la terre natale dans un tube du célèbre Takfarinès, avant de céder la scène à Kawthar Meziti qui a choisi d’interpréter l’inoubliable “Min adjlika ya watani” des regrettés Omar Bernaoui et Chérif Kortbi, dans une version solo, au piano, laissant apparaître la profondeur du texte et la puissance de la composition musicale.
Concluant par une prière reprise en chœur par le public, l’aspiration vers un futur serein et radieux dans les valeurs de la paix et la fraternité en Afrique, berceau de l’humanité, a été évoquée dans le contenu d’une des chansons engagées du regretté Athmane Baâli.


APS