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A la une / Culture

Le spectacle aura lieu le 29 septembre à l’Opéra d’Alger Boualem-Bessaïh

El-Hijra, la tragédie migratoire racontée autrement

©D. R.

La chorégraphe et directrice de l’académie des arts Profil, Faïza Mammeri, vient de relancer son dernier spectacle El-Hijra (migration). Alliant théâtre et danse, cette pièce d’une forte résonnance politique, tant elle traite de la situation des migrants et de leurs périples, a été conçue sous forme d’une “comédie musicale”. D’une durée de 45 minutes, elle se tiendra le 29 septembre à l’opéra d’Alger Boualem-Bessaïh.

À cette occasion, Mammeri a tenu, hier dans la matinée à l’Opéra, une conférence de presse durant laquelle elle a évoqué la naissance de ce spectacle, les différents genres artistiques qu’elle y a inclus, ainsi que la nouvelle version du dernier tableau d’El-Hijra. C’est après plusieurs participations à des festivals de danse contemporaine en Algérie, comme “El Kahinate”, “Chemin de femmes”, “Dihiyate” et “Fragments” qu’El-Hijra a vu le jour, a déclaré la conférencière. Le spectacle retrace l’histoire d’un couple et de son enfant qui, dans sa quête migratoire, s’associe à un groupe de réfugiés dans une terre hostile. Elle dira à cet effet que sa pièce est “une œuvre engagée, qui a une histoire, un scénario et qui allie une nouvelle forme de danse que j’ai mise en place. Elle est le mariage entre le théâtre et la danse”. El-Hijra est avant tout un “voyage” , poursuivra-t-elle, qu’entreprennent “des personnes fuyant la guerre ou la misère en laissant tout derrière elles”. Avec deux nouveaux tableaux qui seront présentés pour la première fois au public algérois ce vendredi, la directrice a annoncé qu’elle voulait “mettre en avant le rôle des enfants qui est très important”. “Que ce soit en Algérie ou ailleurs dans le monde, les migrants sont en difficulté. Cette détresse humaine me laisse perplexe en tant qu’artiste. Je me suis sentie obligée de poursuivre ma création jusqu’à ajouter deux tableaux supplémentaires.” Afin de porter cette œuvre pleine de sensibilité et d’humanisme, Mammeri dira avoir choisi des danseurs selon “leurs compétences académiques et leur expressivité. Car pour moi, un danseur doit transmettre le langage de l’œuvre. Il doit comprendre le scénario, l’histoire, et s’imprégner de ce dernier pour pouvoir transmettre son message”. Dans la même lignée, Khadari Amel, une danseuse qui a rejoint la compagnie depuis une année, a expliqué que sa troupe a essayé, à travers ce spectacle, de parler de “la souffrance des réfugiés, et mieux comprendre leur parcours et leur quotidien”. S’agissant de la musique qui accompagnera le show, la chorégraphe dira qu’elle a essayé d’y inclure différents styles, du jazz, au classique en passant par de l’électro, à l’image de compositeurs Dhafer Youcef ou encore Nils Frham.

Yasmine Azzouz


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